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 quelque chose de noir & délicieux s'éveilla - Rodàn

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Ëlith Tel'Domiel
Ëlith Tel'Domiel

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Ëlith savait qu’il ne fallait pas attendre l’oubli, qu’il ne venait jamais. Les souvenirs restaient et perduraient. La meilleure manière d’obtenir l’amnésie partielle tant attendue était de recouvrir les réminiscences dérangeantes. L’accident à la fonderie au début de la journée avait été particulièrement éprouvant, alors qu’elle avait été incapable de sauver la vie du nain, dévoré par le métal liquide qui l’avait dévoré de l’intérieur. Ça n’avait été qu’une contrariété de plus, une contrariété de trop, qui s’ajoutait à la succession des autres, s’enchainaient comme des dominos et qui espéraient l’entrainer dans leur chute. Cela avait presque marché, et elle se sentait appelée par un vide qui n’était que trop tentant, appelant son nom sous la forme des cris qui avaient déchirés l’atelier. Et quoi de mieux pour chasser ceux-ci, que de les recouvrir par d’autres cris et gémissements, doux et lascifs ?

Cela faisait bien longtemps que les laboratoires de la branche principale ne l’intéressaient guère. Car elle n’avait plus aucune recherche du soin des autres – et le fait qu’elle avait perdu une vie aujourd’hui, ne lui donnait nullement l’envie d’en prendre une de plus. Elle n’était pas une amatrice des plaisirs facilement obtenus. Elle préférait ceux qui avaient un prix plus élevés et qui étaient moins salissants (mais salissants tout de même). Heureusement, elle savait que son cousin Otto s’improvisait maitre de soirée dans une demeure luxurieuse. Après s’être changée et passer un peu de temps en compagnie de ses enfants, elle les avait laissés au soin des nourrices, s’apprêtant pour d’autres types de soins.

Il y avait quelque chose d’apaisant, de voir ces corps qui se succédaient, dans une nudité calculée, dévoilant ce qu’il fallait, laissant le reste à l’imagination et l’érotisme. Cela lui rappelait son goût pour la beauté, qu’elle avait cultivé à l’aide des An’Melhor, qu’elle avait détruit à l’aide des Tel’Domiel. Douce ambivalence. Doux dégoût, quand elle avait reconnu son époux, qui s’était approché, une lueur intéressée dans le regard. « N’y penses même pas. Va disperser ma fortune ailleurs. Car nous savons que ceux qui ne leur donnent pas de plaisir se doivent de payer plus. » Elle l’avait repoussé du bout de ses doigts, et d’un geste de la tête, l’ordre du fut donné de l’éloigner d’elle.

Voilà donc une contrariété de plus, qu’elle tenta de noyer dans un nouveau verre et une bouche inconnue, qui ne lui apporta aucune satisfaction. Lizz était à présent de bien mauvaise humeur, alors qu’elle contemplait la foule qui se mouvait devant elle, sans qu’elle ne se sente en faire partie. Et soudain, il y eut un éclat de cheveux de jais, de pommettes marquées. Elle se frotta les yeux, habituée à cette vision passagère. Mais elle n’avait pas consommé assez de Mélion pour ce genre de rêverie, qui perdurait au loin. Elle se mordit la langue et l’illusion sembla attrapée par un autre noble fortement intéressé. Ëlith se leva de son siège en un seul geste, s’approcha avec sa détermination féroce. Sa main se referma sur le poignet d’un humain de basse extraction, qu’elle toisa. « O’Morgon, cela n’est guère dans les règles de la maison que de s’approprier la possession d’autrui. » Sa poigne glissa jusque l’avant-bras de la catin. « Elle est mienne. » Et quelque chose de noir et délicieux s’éveilla en son sein, ses propos ayant à peine quitter ses lèvres. Finalement, son regard fatigué, mais tout aussi stricte se posa sur celle qu’elle ne s’attendait définitivement pas à voir ce soir ; se posa sur Rodàn.
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Rodàn Evendìm
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✧ Profession : jadis destinée à être (chamane) du clan de la panthère, tu n'es plus qu'une ombre eloignée et arrachée à la jungle, tu es désormais (spécialiste d'astronomie) garant des secrets des étoiles et des mots qu'elles sussurent à tes oreilles
✧ Idéologie : la paix doit se proteger par le bias d'une revolution (anti couronne)
✧ Clan : la (panthère) est ton clan
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En temps normal tu n’aurais pas été spécialement volontaire pour cette mission de la ligue, mais quand Copernic est venu te trouver  avec l’air desemparé en te disant qu’Astra n’était plus disponible pour une sordide histoire de jambe coupée, tu n’as pas eu d’autres choix que d’accepter. Cette mission d’espionnage et d’assassinat eventuel au cœur d’une soirée noble particulièrement échangiste et liberée, est nécessaire pour la ligue, alors aussi déplaisante soit elle, te voila, appretée dans une robe dont tu n’apprécie pas spécialement la coupe, ornée de quelques bijoux qui pèsent trop lourds pour toi, avec une coiffure qui te déplait on ne peut plus et forcée de garder un air sympathique et heureux qui ne te convient pas. Tu n’es pas ce genre de personne, et les soirées mondaines n’ont jamais touché ton coeur, quel que soit le role que tu puisse y adopter. Jouer la fille de joie est presque hors de tes forces, et pourtant tu trouves cela presque plus acceptable que le simulacre d’être une hotesse auquel tu as été pliée quelques fois à l’époque où Andhäl et toi étiez heureuses. Pas pour le même genre de soirées cela dit.

Par chance la présence de Copernic est plaisante, et si le O’Morgon est presque comme un ami pour toi, tu sais qu’il est ta bouée de secours au cas où un de ces nobles deviendrait bien trop invasif. Tu sais aussi qu’il suffit de ces quelques crins de jaguar tissés au bracelet que tu portes au poignet gauche, pour que tu te transformes et arrache des parties à des nobles bien trop envahissant. Quel scandale cela ferait il ! Oh, tu imagines déjà à quel point tu finirais probablement en prison, ou executée. Peut être devrais tu tenter ?   « Il faudra me conter ce qui te fait sourire. » C’est un sourire que tu adresse à Copernic alors qu’il se penche pour sussurer ces mots à ton oreille, vous faisant presque paraitre comme des amants. Vous donnez le change qui doit être donné. Vous faites ce qui doit être fait. Et ton cœur se brise à chaque moment où quelqu’un peut imaginer qu’il appartienne à quelqu’un d’autre que cette étoile morte qui est le drame de ta vie.

Et puis soudain, il y’a un main qui se pose sur le poignet de ton ami et allié, et des mots qui sont prononcés avec un presque venin que tu as l’habitude d’entendre à ton égard. Les choses n’auraient pas pu être pires pour la mission. Les choses n’auraient pas pu être pires pour toi. Le regard est strict, et quelque chose se contracte en toi alors que tu restes immobile. Les Tel’Domiel étant ce qu’ils sont, il y’a des choses qui ne se refusent pas, et c’est avec une moue désolée, et des plates excuses dont il ne pense pas un mot tu le sais, que Copernic O’Morgon fuit devant le danger, te laissant seule face à celle qui sera ton bourreau de la nuit. « Elïth.» C’est le souffle du condamné qui s’échappe de tes lèvres, alors que tu fixe cette femme aux allures si jeune, qui n’a rien a faire ici, et qui pense peut être venir de te sauver ? « Qu’est ce que tu fais ici ? » Ce n’est pas ce que tu as envie de dire. Tu voudrais l’accuser de cette possessivité. Tu voudrais savoir ce qui l’a poussé à faire ça. Tu voudrais lui crier que tu n’as pas besoin d’aide, pas besoin d’elle surtout. Mais elle est la, et elle te fixe, et toi ton regard se perd dans le sien, avec un presque espoir que tu ne t’explique pas.
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Il n’y a pas de logique qui soit suffisamment forte pour que Ëlith trouve une raison à la présence de Rodàn dans ce lieu de débauche luxurieuse. Autant déteste-t-elle la changeforme, l’elfe sait que cette dernière n’est pas une pute de bas étage. Ou l’était-elle, est-ce un secret que l’ancienne partenaire de sa sœur serait devenue ? La pensée l’étrangla et elle se mordit à nouveau la langue, alors qu’elle regardait O’Morgon partir, au moins satisfaite que quelque chose se passe correctement ce soir. Car c’était bien la seule chose et le monde tournait autour d’elle. Combien Lizz aurait voulu blâmer l’alcool, mais elle n’était définitivement pas assez saoule pour ce qu’il se déroulait. Et elle regrettait avoir refusé le dernier bâtonnet de Mélion qui lui avait été offert, car elle en aurait bien besoin pour calmer ses nerfs.

Sa main était toujours posée sur l’avant-bras du professeur d’astronomie et à la question de sa présence, sa poigne se resserra avec cette violence qu’elle ressentait. Ëlith pourrait la gifler là, devant l’ensemble s’adonnant au la passion de la chair, que personne ne sourcillerait. Mais elle se contenta de la regarder, avec une rage plus grande. Était-ce réellement une accusation ? Ce n’était pas un secret que l’héritière Tel’Domiel participait de temps à autre à ce genre d’évènements. « Me prenais-tu pour une prude ? » Mais ce n’était pas le sujet, et à la place, elle attira un peu plus vers elle, la forçant à s’abaisser pour être à son niveau. « C’est à moi de te poser la question. La dernière fois que je t’ai vu, c’était sur la tombe de ma sœur. » Ce fut murmuré et elle sentit l’attention de quelques badauds graviter autour d’elles. Elle poussa un soupir, et elle relacha sa poigne, pour glisser son bras autour de la taille de Rodàn. « Viens avec moi. » C’était un ordre et elle se concentra là-dessus, plutôt que ce que la proximité de la changeforme provoquait chez elle. La chaleur de ce corps, le fait qu’elle était plus proche de la dissidence qu’elle ne l’avait jamais été.

Tout avait changé, depuis leur première rencontre. Ëlith avait été la première à la voir, la première à la toucher (pour la soigner). Et après que Andhäl eut choisi l’amour au dépend de sa famille, l’elfe du jour n’avait même pas effleurer la panthère – et c’était à peine si elle la regardait. Rodàn était devenu ce fruit défendu, individu qui ne recevrait plus que les louanges et les attentions de sa grande sœur. La disparition de celle-ci n’avait rien changé. Ce soir, nuit maudite, était la première fois qu’elle posait à nouveau les mains sur Rodàn qui était habillée pour l’occasion et elle devait se concentrer sur autre chose que ce tourbillon de désir qui s’éveillait en elle. Elle ne savait juste pas comment faire.
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Tu sais ce qu’elle doit penser de toi, et ça te tue Rodàn, ça te démollit d’imaginer qu’elle puisse avoir de toi une image fausse. Tous ces nobles, tu te fiches bien de leurs avis, et même si quelques fois tu enseigne l’astronomie à leurs enfants, tu n’as pas de comptes à leur rendre, mais elle, c’est une autre histoire. Ce n’est pas que tu ais à te justifier de quoi que ce soit auprés d’elle. Elle n’est rien pour toi. Elle est censée n’être rien pour toi qu’un peut être, qu’un presque, qu’un terme du passé. Et pourtant elle est Elïth, et auprés de cette étoile morte qui brule encore dans ton cœur, elle est une étoile bien trop brulante. La seule dont tu ne sais pas t’approcher. Vous avez été amies jadis. Vous n’etes désormais que des etrangères qui se détestent sans pouvoir se quitter.  Tu sais ce qu’elle doit penser de toi, Rodàn, et ça te détruit bien plus que tu ne le montres. Alors tu n’oses même pas faire preuve d’acidité, et si il n’y’a qu’une question, tu sais qu’il n’y’a rien d’innocent dans tes mots.

Sa main ne quitte pas ton bras, et tu la sens durcir. Vas t’elle lever enfin cette main contre toi, comme elle doit rever de le faire depuis si longtemps ? L’accuses tu ou bien ne cherches tu qu’a comprendre ? Et si il y’a une reponse de sa part, tu hausses les épaules. « Je ne sais pas. Je suppose que c’est une idée qui ne m’a jamais effleurée. » Andhäl tout comme toi n’a jamais aimé ces soirées, vous etiez un exemple de l’amour et de la fidélité, vous etiez un exemple de tout ce qui dure et qui peut être beau. Et maintenant, quelle image renvoie tu ? Qu’es tu réellement Rodàn, si ce n’est être perdue ?  Tu serres les dents au fond, et alors qu’elle te tire vers elle, tu te baisses, et ses mots font l’effet d’une bombe glacée à l’interieur de toi. Des gens vous regardent desormais, et toi aussi, tu ne peux t’empecher de lever ton regard vers elle, sans cacher la brisure qui s’y trouve sur le moment. « Ne parles pas de ça. » C’est un murmure et presque une supplique. Tu ne peux pas l’entendre parler d’Andhäl. Pas alors que tu as cette tenue, que cette mission pèse sur vous deux.

Et puis sa main glisse sur ton corps, autour de ta taille, et c’est un hoquet de surprise qui te prend. Tu la remercie en un sens, de maintenir l’apparence, au fond tu n’es ici qu’une courtisane et elle est cette noble qui te servira d’alibi, mais sa présence cause une chaleur que tu n’as pas ressenti depuis si longtemps. Elle ressemble à sa sœur. Elle y ressemble tellement que tu sens ton cœur manquer un battement. L’odeur n’est pas la même, il y’a cette rémanence des forges  et du discret brulé qu’Andhäl n’avait pas. Et il y’a cette main trop ferme sur ton flanc.  La stupeur passe, et tu obéïs finalement, marchant de concert jusqu’à cet endroit où elle te mènera. « Je te suis. » Tu détestes ton ton, plus doux, et plus abattu que tu ne l’aimerais. Il y’a quelque chose qui lutte contre toi et ta fougue ce soir, et tu voudrais mourir, disparaitre, être ailleurs. « Pourquoi fais-tu ça Liz’ ? » La douceur d’un surnom quitte tes lèvres sans que tu ne le realises. Et c’est déjà trop tard pour te reprendre.

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Le ton de Rodàn fut plus doux que ce dont elle était habituée maintenant, Lizz. Elle ne savait pas si c’était la fatigue, mais cela la toucha, malgré cette inquiétude qui l’encerclait. Finalement, le goût de sang naquit dans sa bouche et elle se concentra sur celui-ci, seule constante qu’elle semblait maitriser ce soir. Car elle était proie au doute, proie à cette question qui tournait constamment dans sa tête : que faisait Rodàn ici ? Ce n’est pas vraiment ce qui te dérange. Et elle prit une inspiration plus longue. Ce qui fut une mauvaise idée, car l’odeur du parfum de la panthère emplit ses poumons. Non, ce n’était pas ce qui la dérangeait. Ce qui la torturait intérieurement, c’était d’imaginer les mains d’autres sur la professeur d’astronomie – l’était-elle seulement, ou était-elle devenue une catin à plein temps ? Dans un reliquat d’innocence, Ëlith avait toujours cru que Rodàn resterait dévouée à sa sœur, comme elle était dévouée à ce deuil qu’aucune des deux n’arrivaient à se séparer. Combien étaient-ils, depuis combien de temps faisait-elle cela ? Si Rodàn n’appartenait plus à sa sœur, que restait-il ? Aurait-elle un jour la chance de… Non.

Ëlith les guida jusque dans une chambre vide, dont elle ferma la porte derrière elle. Avec aisance, son bras se défit de la silhouette de la noiraude et elle ferma son poing sur ce vide plus grand qui la gagna. L’elfe s’appuya contre la porte, alors qu’un long soupir s’échappait de ses lèvres. A cet instant, c’était comme si le monde l’avait abandonné et elle contempla un moment la figure de Rodàn dans la semi-pénombre calculée de l’endroit. Il y avait cette même brisure dans ses yeux bleus, et sans quitter la catin du regard, elle finit son verre d’une traite. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » Elle avait ignoré la précédente question de sa vis-à-vis, car elle n’avait aucune réponse à apporter. La jalousie ? La crainte ? Un sentiment de protection ? Elle-même n’avait pas de réponse à ça. Quoique. « La soirée était terriblement ennuyeuse. » Il y avait quelque chose qui avait rugi au plus profond d’elle-même, quand elle avait vu Rodàn. Ce n’était pas la même colère, pas la même rage habituelle. Et à présent, qu’importe ce qu’était ce sentiment, elle le sentait tourner, lion en cage qui ne demandait qu’à s’échapper. Mais elle n’était plus qu’une créature docile, ce soir.

Son doigt se posa sur sa tempe, qu’elle massa férocement, comme si elle arriverait à en faire sortir les pensées dérangeantes qui ne s’arrêtaient pas. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » Répétition, peut-être avait-elle trop bu. Son doigt se leva, qu’elle pointa vers Rodàn, dissidente, perturbante. « Et ne penses même pas me mentir. » Devrait-elle retourner à cette bonne vieille habitude de faire suivre Rodàn, pour tout savoir à son propos ? L’idée était charmante, tentante. & ô combien il n’y avait pas que l’idée, qui l’était.
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Tu ne sais pas comment te sortir de cette situation Rodàn. Avec n’importe qui ça aurait été diffèrent, tu te serais fait passer pour une simple courtisane, et tu te serais foutu oui de ce qu’ils pensaient, mais il s’agit d’Elïth et tu as l’impression que ton cœur manque à la partie, et que ton esprit manque à tous ses devoirs. Parce que tu ne veux pas dire certaines choses, et ut ne peux pas en dire d’autres, alors peut être que sous couvert de vouloir te sauver — était-ce réellement ça ? — Liz vient de te condamner sans le réaliser.  Et tu te sens bizarre Rodàn, parce qu’elle est accrochée à toi d’une manière possessive que tu ne lui connais pas. Depuis combien de temps n’y’a-t-il pas eu de contact prolongé entre vous ? Pas d’etreintes, juste de la colère et de la haine — c’est ce que tu crois ? C’est ce qu’elle ressent pour toi. — Depuis peut être ce jour où elle a soigné le jaguar blessé que tu étais ? Depuis ce jour sinon où Andhäl et toi … Non. Tu ne peux pas penser à ça ce soir.

Tu ne sais pas pourquoi, mais tu la laisse te guider vers une chambre, alors que Copernic t’adresse un regard désemparé à travers la salle. Il va devoir se débrouiller seul, peut être finira t’il par trouver homme à son gout pour extraire les renseignements nécessaires à la guilde. Ce n’est plus ton problème. Ça devrait l’être. Tu ne sais comment t’échapper et l’air se fait trop lourd alors que se ferme la lourde porte d’une chambre où te voila prisonnière d’une pénombre où ta geôlière se nomme Tel’Domiel. Mais n’est ce pas toujours le cas ? N’est ce pas une Tel’Domiel qui te condamne à la vie, et par extension à la vie que tu mènes ?  

Elith s’appuie contre la porte et ton premier instinct est d’aller vers elle. Tu ne l’écoutes pas. Au lieu de ça tu restes immobile au milieu de cette pièce, ton regard tentant de fuir son regard inquisiteur.   « Ça ne te regarde pas. » Tu sais que ce n’est pas ce que tu as envie de dire, ce que tu devrais dire. Mais une dispute est meilleure que la verité. Que dois tu lui dire ? Que tu appartiens aux rebelles, à ceux que sa famille prétend coupables de la mort de sa sœur ? Ou bien dois tu te faire passer pour une fille légère qui donne son corps à des personnes qui ne le méritent pas ? C’est une situation dont tu ne peux pas sortir gagnante, et la bile amère vient frapper à ta gorge.  Sans prévenir Rodàn, tu vas vers la fenêtre que tu ouvres avec virulence avant de te délester du simple verre d’alcool que tu as bu plus tot.  Et si l’idée te traverse que te pensant malade, elle ne te harcelera pas, tu la connais trop bien, pour savoir que cette sordide pensée, n’est que ça, une sordide pensée. Essuyant tes lèvres tu te redresses alors pour tenter de la fixer de tes yeux un rien hagard. « La soirée sera toute aussi ennuyeuse si tu restes avec moi. » C’est une tentative vaine, et tu ne crois même pas en tes mots. Mais ce soir, face à elle, acculée contre un mur metaphorique, tu perds de cette fougue que tu avais pourtant à revendre l’autre jour quand vous vous etes vues.


Dernière édition par Rodàn Evendìm le 06/01/20, 05:52 pm, édité 1 fois
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Ëlith s’esclaffa à la première réponse de Rodàn. Bien entendu que ça ne la regardait pas, mais ça n’était clairement pas son problème. Non, le problème était la présence de la changeforme qui n’avait rien à faire dans pareil endroit. Les mauvaises excuses, elle n’en avait que faire et si ça avait été une tout autre personne que ce fantôme matérialisé tout droit de son passé de souffrance et d’abandon, aurait-elle fait renvoyé cette piètre compagnie. Car cela n’avait rien à voir avec ce fantasme usuel, de prendre une autre prostituée qui ressemblerait par une étrange coïncidence à celle qui se tenait en face d’elle ; pour la prendre, la mordre, la faire gémir. Non. Car c’était bel et bien Rodàn qui se tenait face à elle et combien Tel’Domiel voulait poser ses mains sur son corps et y laisser sa marque, elle ne pouvait pas le faire. Elle était clouée, crucifiée contre cette porte qui la soutenait plus que de raison. Car si elle prenait un pas de plus, elle serait au bord d’un gouffre profond. Ëlith avait assez chuté tout au long de sa vie pour reconnaitre les pièges du destin. Elle n’était pas dupe.

Mais elle était tentée.

Elle fut coupée de sa rêverie par l’air frais et un bruit reconnaissable. Elle leva les yeux au ciel, attendant que le spectacle prenne fin. « Quel genre de pute de luxe fais-tu, si tu ne peux même pas tenir ton alcool. » Elle plissa un peu les sourcils. C’était étrange, en effet. Entre deux hoquets, il y eut une nouvelle invitation à partir, qu’elle n’écouta pas. Tout ce que Rodàn créait, Ëlith irait contre elle. Car elle le pouvait, et c’était peut-être la seule chose qu’elle contrôlait réellement. Elle prit une inspiration, et finalement, s’arrachant lentement de cette porte, comme si cela était physiquement douloureux pour elle, l’elfe avança dans la pièce. Elle se rendit jusqu’aux quelques bouteilles d’alcool, et elle se servit un verre dans un silence usuel, rassurant. « Je ne pense pas qu’elle sera ennuyeuse. » Dit-elle, toast étrange alors qu’elle portait l’alcool à ses lèvres. Cela lui brula la langue, et échauffa tous ces mots qu’elle s’apprêtait à dire. « Je te connais Rodàn. » Par cœur, à défaut de la porte dans son cœur. « Et tu me connais. Autant que l’on se déteste. » Et il n’y aurait pas assez de venin prélevé sur tous les serpents de Valaryn pour représenter l’animosité qu’elles se vouaient, lien sacré.

Elle s’approcha finalement de la fenêtre et de Rodàn. Ëlith la toisa, une colère sourde, noire, brulante qui dansait dans ses yeux d’elfe. « Tu n’appartiens pas à ce genre de soirée. » C’était calme, silencieux, murmuré. « Car tu ne peux pas t’enlever Andhäl du cœur. » Et elle pointa à nouveau son doigt vers Rodàn, qu’elle enfonça dans le satin délicat de cette robe. « Ton deuil est tout ce qu’il te reste d’elle, et tu es incapable de passer à autre chose. » C’était comme de se parler à son propre reflet et pour chasser cette pensée, elle prit une nouvelle gorgée de son verre. « Parce que tu ne le trouveras nulle part ailleurs. » Ses doigts, finalement, se serrèrent sur la robe délicate, et elle l’attira à elle avec une force unusuelle pour celle qui était éternellement jeune. « Ne viens pas me dire que ça ne me regarde pas. Tu es la dernière chose qu’elle ait aimé, je ne vais pas te laisser pourrir ici. » La confession était nouvelle, loin de ce qu’elle avait voulu dire au premier abord. Elle ne savait pas quoi blâmer, entre la proximité dangereuse, l’alcool… ou elle-même.
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Tu ne vas pas t’en tirer comme ça Rodàn, et il y’a cet appel au secours que tu ne sais comment envoyer. Ça serait facile d’ouvrir cette fenêtre, te transformer en jaguar et aller te perdre dans les rues d’Eredhel. Mais Liz te retrouverait, elle le fera toujours, que tu le veuille ou non, tu sais qu’elle ne te laissera pas t’en tirer. Et si finalement tu ouvres la fenêtre c’est pour une raison moins gracieuse encore qu’une fuite éperdue. Spectacle pathétique que tu offres à cette fille qui est beaucoup pour toi et que tu enjoins une nouvelle fois à partir. Elle ne le fera pas. Elle pique au contraire, comme un serpent qu’elle est bien souvent avec toi. Tu ne réponds pas pourtant, tout l’acide qui vient à tes lèvres, et après quelques hoquets, tu te redresse finalement, et la fixe à nouveau.

Une nouvelle fois Rodàn, tu essayes, tu veux qu’elle s’en aille, qu’elle ne soit plus qu’un lointain souvenir. Et l’idée de t’enfuir est d’autant plus tentante. Celle de boire aussi. Mais Ëlith parle, et comme transfigurée tu l’écoutes sans mot dire, la maudissant de ces vérités qu’elle assène, comme un prophète illuminé ou alcoolisée dans ce cas présent. Ton poing se serre. Tes doigts effleurent les poils de jaguar, te rappelant encore une fois que ça serait si simple. Pourtant tu ne fais rien, et tu bois ses paroles comme elle boit son alcool. La colère l’anime, et alors qu’elle marche vers toi ce n’est pas tant son ton que les mots qu’elle crache qui te brulent une nouvelle fois. «  Ne parles pas d’elle. » C’est comme une supplique murmurée qui quitte enfin tes lèvres, et la position de force est telle que tu te sens petite toi qui pourtant domine l’elfe de plusieurs centimètres.   « Ne parles pas d’elle ce soir. » Ce n’est pas suffisant pour la faire cesser.

Et son doigt heurte ta cage thoracique, coupant le souffle qui y prenait naissance. «  … » Tu aurais tant à dire Rodàn, tant à exhaler comme le dernier souffle d’une femme à l’agonie. Elle te touche encore, et t’attire vers elle, prononçant des mots que tu n’aurais jamais cru entendre. Et si ton regard s’est perdu un moment il revient finalement vers elle, se plongeant dans ses yeux alors que vos visages sont si proches.  Il y’a un temps qui se crée, laissant une bulle de silence entre vous. « Je ne suis pas une pute de luxe, tu peux te rassurer. » C’est comme si tu cherchais un courage, et machinalement tu attrapes son verre, l’extirpant de sa poigne pour y porter tes lèvres, éradiquant le gout de cette amère bile causée par la peur qu’elle te procure. « Je ne peux pas te dire pourquoi je suis la Ëlith, tu ne comprendrais pas. » Le ton de ta voix est bien trop doux et ça t’effraie un peu, cette emprise qu’elle a sur toi. Et puis c’est peut être sa présence — bien trop proches — , sa prise ferme sur ta robe de satin — tellement différente de tes vêtements usuels — ou l’alcool — que tu viens de boire trop vite — mais tes lèvres s’ouvrent une nouvelle fois. « Tu sais Ëlith, je ne te détestes pas. » Ça ne repond à rien de ce qu’elle voudrait savoir. Ça ne confirme en rien tout ce qu’elle a dit sur Andhäl, et ça ne te défend pas de cette tristesse qui habite ton cœur sans que l’on ne puisse le réparer.  Parce que dans tout ce qu’elle a dit ce soir, la seule fausse note est de penser que tu la hais. Tout le reste est vrai, et seul un fou pourrait chercher à le nier. Le fantome d’Andhäl est toujours ta prison, et il le restera jusqu’à la fin de ton existence.
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Ëlith Tel'Domiel
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Ëlith le remarqua trop tard, elle le remarqua néanmoins. Rodàn n’avait pas envie d’être là. Ce n’était pas nouveau, et ce qu’elle avait associé au rejet de sa présence, comme il était coutume entre elles, était peut-être une erreur. Rodàn n’avait pas envie d’être là, à cette soirée, alors que le nom de Andhäl était évoqué comme une prière faite pour éloigner le mal. C’était un éclat de faiblesse, et l’elfe s’approcha un peu plus encore, si c’était possible. Elle aurait murmuré le nom de sa défunte sœur pendant des heures, si ça avait été pour obtenir la réponse à la raison de la présence de la changeforme dans ce lieu qui n’était pas fait pour elle. Mais il n’y eut pas de réponse, et la fragilité était présente, brillait si forte devant la blonde. C’était si tentant. Et la mauvaise pute de luxe resta silencieuse, un temps long, un temps précieux. Elle la préférait silencieuse. Tu la préférerais autrement. Elle échappa un son désapprobateur, quand son alcool fut emprunté. « Heureusement, tu gagnerais bien misérablement ta vie, en vue de ton absence de talent. » Cela aurait pu être une blague, si l’air n’était pas sur le point de se matérialiser autour d’elle, tant il était chargé d’une tension et d’une électricité qu’Ëlith n’expliquait pas. Qu’elle ne voulait expliquer.

Mais à nouveau, Rodàn rechignait à lui donner la raison de sa présence. Elles qui pourtant, avaient si peu de secrets entre elles. Ce fut presque une supplique de la part du jaguar et Lizz prit une profonde inspiration. Rodàn était partout, en face d’elle dans cette tenue, son parfum dansant dans ses poumons, cet air penaud, perdu, qui lui rappelait leur première rencontre. « Je ne suis pas une enfant. Toi non plus. » Cela gronda à l’intérieur d’elle et elle songea un moment à ces laboratoires, ces chaines, où elle aurait pu faire tant, obtenir tant.

Et il y eut une confession, pour une confession. Ëlith eut un semblant de rire, un petit sursaut d’amusement simple, lointain. Un semblant de bonheur, évènement rare, pour une étoile supposée morte. Sa main se défit de cette poigne trop brutale, et le tissu libéré, elle remonta sur l’épaule de Rodàn, caresse furtive, avant de remonter sur ce cou charmant, qu’elle aurait marqué mille fois de ces milles regrets. Et elle se posa, avec une délicatesse rare, sur la joue du jaguar. « Tu es bien l’une des rares. » Ëlith se détestait tellement, tellement. Ce que Rodàn ressentait pour elle, qu’était-ce, si ce n’était pas de la haine ? La question restait là, et elle tournait si fort dans sa tête, qu’elle l’aurait rendue sourde au monde extérieur et à sa raison intérieure. Elle se mordit la lèvre inférieure, prit une profonde inspiration. Était-ce cela qu’Andhäl ressentait ? « Je vais arranger ça. » Murmure. Elle l’attira, de cette main posée sur la joue de l’animal docile, qui glissa jusque la nuque, à la base de ces cheveux noirs qu’elle effleura à peine. Était-ce cela qu’Andhäl ressentait ?

Elle l’embrassa.

Elle l’embrassa avec une délicatesse qui ne portait pas de nom, tant elle était improbable. Elle la recula contre cette fenêtre ouverte, la plaqua contre le verre chauffé par l’été. Et sa main libre glissa, glissa jusqu’à l’intérieur des cuisses de Rodàn. Elle effleura la peau offerte par cette robe et elle mit le doigt, sur ce qu’elle n’espérait pas trouver, mais qui était là : une marque. La même que sa sœur. Elle sourit, se recula juste assez pour que ses doigts d’elfes retrouvent leur chemin sur le cou de Rodàn et qu’elle serra l’animal attrapé. « Dis-moi. » Il y eut mille questions, mille regrets, qui se matérialisèrent en une seule phrase. « Pourquoi faut-il que vous vous retrouviez toutes avec cette marque ? » Les larmes se mirent à couler, silencieuses et incontrôlables.
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Rodàn Evendìm
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Il y’a une pique qui est lancée vers toi encore, et si tu serres la mâchoire par habitude, tu sens tes épaules qui s’affaissent. « Je sais. » C’est le ton usuel de la martyre que tu es devenue. Tu sais. Tu encaisse les critiques qui te sont assenées par cette elfe dont le regard te rappelle bien trop celui d’une autre personne qui portait le même sang. Tu sais. Et tu penses qu’elle le sait elle aussi désormais, tu n’es pas ici à ta place, tu ne le seras jamais. Et toutes tes suppliques n’auront pas de victoire. Elle refuse de t’écouter, elle refuse de partir et d’oublier ce moment où elle t’a croisé à cet endroit où tu n’aurais pas du être. Au lieu de ça, c’est pire peut être, et elle se rapproche beaucoup trop de toi pour que ça soit confortable. L’espace vital t’es refusé tout comme toi tu lui refuse des réponses, et une part de toi plus qu’inquiète se demande jusqu’où elle peut bien aller. Tu auras cette réponse plus vite que tu ne t’y attends, mais pas tout de suite.

Au lieu de ça tu confesse en cinq mots ce qui brule ton cœur. Tu ne détestes pas Ëlith. Peut-être que tu déteste sa famille, ses parents du moins, peut être que tu détestes la haine que tu lis dans son regard quand il s’agit de toi, et chacune de vos disputes, chacun de vos coups de sangs. Mais elle, elle sera toujours pour toi cette jeune elfe qui t’a sauvé. Elle sera toujours cette fille à qui tu aurais pu tant apprendre et que tu as tant apprécié. Si ce n’est qu’avec l’age elle devient le portrait de sa sœur, et tu hais son visage pour ça. Je ne te deteste pas. Qu’attendais tu de ces mots ? Que pensais-tu causer ? Un rire à ta figure peut être ? Une autre moquerie sur ta faiblesse, ou ton caractère de martyr ? Tout peut être, mais pas le bonheur fugace que tu vois dans ses yeux. Comme un amusement ? Comme quelque chose que tu n’as pas vu depuis si longtemps maintenant. « Tu es bien l’une des rares. » Et peut être que tu l’es. Ta machoire se détend, ton attitude aussi (quelle erreur). « Je n’ai jamais été comme les autres. » C’est presque une plaisanterie, si ce n’est que ton ton même si il est doux, n’a pas d’amusement en lui.

Et puis c’est comme un démon qui frapperait à la porte. Il y’a sa caresse sur ton cou, sur ta joue. Il y’a ce murmure que tu entends, mais dont tu ne comprends pas les aboutissants. Et puis il y’a la prise sur ta nuque, provoquant un frisson que tu ne devrais pas ressentir. Elle t’embrasse. Et ce n’est pas Andhäl. Elle t’embrasse. Et la chaleur de sa main est familière sans l’être. Elle t’embrasse. Et l’une de tes premières pensées est qu’elle a le regard de sa sœur. C’est machinal au fond, et ta main vient accrocher à sa hanche sans que tu ne réalises ce que tu es en train de faire. Tu es hors de ton corps. Tu dois la repousser. Ses lèvres sont plus douces que tu n’aurais pu l’imaginer. (Quand l’as-tu imaginée ?) Tu dois la repousser. Mais ton corps ne réagit pas aux ordres de ton esprit, et ce n’est que quand tu heurtes le verre chauffé d’été que tu reprends contrôle de tes sens. Tes mains viennent ses bras, ses épaules, et d’une prise ferme tu cherches à la repousser. « Ëlith. » Le murmure etouffé d’un animal au piège. « Ëlith. » Tout se passe trop vite. Et ta prise est trop faible sur cette femme que tu ne veux blesser. Mais ses doigts vont trop loin, et c’est un frisson non désiré qui échappe tes lèvres en un mélange de peur et d’autre chose que tu ne veux nommer, alors que ses doigts viennent glisser sur cette marque que tu ne peux lui cacher.

« Arrête. » Le ton est fort désormais, plus ferme que tu ne l’a jamais été, et c’est son poignet que tu essayes d’attraper pour l’enlever de ton cou. Peut-être qu’une part de toi s’est resolue à ce moment depuis longtemps, le moment où on découvrirait ta trahison, le moment où l’on signifierait ta mort. Tu ne dis rien alors, et tu maintiens son regard jusqu’à ce que derrière son sourire tu puisses voir les larmes. Alors ta prise sur son poignet se fait plus douce, et de ton autre main tu vient essuyer les larmes que tu n’aimes pas voir couler. « Tu sais pourquoi. » Au fond peut être que ça veut tout dire. Tu as rejoins la ligue pour Andhäl, et pour Andhäl tu t’es fais l’un de leur meilleurs sujets. Et si ses larmes te dérangent, tu sais ce que tu dois faire. « Que diraient tes parents, de te voir verser des larmes pour des traitres ? » Peut être que quelques mots provoqueront sa colère, et même si elle te sera destinée, tout est mieux que de la voir pleurer, te rappelant qu’un jour tu t’es jurée que tu protegerais ces deux elfes de tout. Et que de deux, il ne reste plus qu’elle.
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Ëlith Tel'Domiel
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Était-ce cela qu’Andhäl ressentait ? Une effervescence lumineuse à l’arrière de son crâne et qui dansait, jusque dans le creux de son estomac. Une légère euphorie qui s’y associait, pour chatouiller et calmer ce lion affamé qui n’avait eu de cesse d’appeler le nom de Rodàn. Une trace de soulagement, alors que l’épine du doute s’enlevait, une épine qui avait été là trop longtemps, mélangée à ses os et son sang. Ëlith le savait, depuis qu’elle avait sauvé ce jaguar dans la forêt. Ca l’avait poursuivi, enfant trop timide pour oser se mettre entre sa sœur et sa bien-aimée. Et maintenant, cela resterait comme un souvenir unique, interdit. Le goût de ses lèvres baigné par l’alcool, et ces doigts qui s’étaient perdus sur sa propre hanche. Ëlith regretta presque sa détermination futile, qui l’avait empêché de profiter de ce moment. Si elle n’avait pas été aussi butée, aurait-elle encore Rodàn contre elle ?

Elle n’était pas Andhäl. Elle était Ëlith, et elle aurait voulu que Rodàn continue de prononcer son nom ainsi, jusque la fin. Mais Lizz n’obtiendrait jamais ce qu’elle désirait. Elle l’avait compris, sacrifiée sur l’autel de la noblesse et des devoirs. Rodàn appartenait à une morte et Ëlith mourrait seule… Une main se posa sur sa joue et elle inspira, l’air lui brulant la gorge, brulant ses pensées, cette raison sournoise qui avait guidé sa main à la recherche de cette marque de la Ligue de l’Aube. Elle la connaissait, Lizz, puisqu’elle l’avait vu sur le corps mort de sa sœur. Une part d’elle avait toujours su que le jaguar faisait aussi partie des rebelles. Mais elle avait refusé de le croire, elle n’en avait pas eu la force. La vérité avait éclaté, et à présent elle ne savait quoi faire de celle-ci. « Mes parents me diraient de te tuer. » Ce fut dit avec cette froideur retrouvée. Et elle serra la gorge de Rodàn, de toutes ses forces, sa paume écrasant le larynx. Oui, elle se devait de la tuer, comme ses parents avaient fait disparaitre sa sœur. Son plus grand malheur.

Elle avait du mal à respirer, la vision trouble. Elle lâcha brusquement le jaguar qu’elle aurait pu tuer, si elle le désirait. Oui, c’était un rêve qu’elle avait fait maintes fois, mais il n’avait pas ce goût d’abandon qu’elle chérissait dans ses rêves les plus sombres. C’était une déplaisance de plus et elle se recula. « Je ne suis pas comme eux. » Elle serait meilleure, bien qu’elle ne savait pas encore comment. Elle n’était pas comme eux, car elle était incapable de mettre fin à la vie de Rodàn, combien elle l’avait souhaité. « Qu’est-ce que je deviendrais, sans toi ? » La perte d’Andhäl l’avait détruite, mais elle avait tenu bon. Dans le plus profond de son cœur, elle savait qu’elle ne survivrait pas à la disparition de la changeforme, aussi détestable était-elle. Ëlith, alors, recula un peu plus, sans savoir où elle s’arrêterait.
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Rodàn Evendìm
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C’est le mal d’une action qui comme un poison se glisse en tes veines et noircit tout ce que tu es. C’est le mal d’une action qui tu brise et à la quelle tu aurais du mettre un terme plus tôt. Le poison est semé, le mal est fait. Et malgré tous les reproches qui pourraient se tisser tu sais qu’un seul d’eux se glisse en ton âme, tu as rendu le baiser. L’espace de quelques secondes tu as eu cette envie, ce besoin, de te perdre contre des lèvres si douces qui ne sont pas celles que tu as tant pleuré. L’espace de quelques secondes tu as fermé les yeux et profité d’un corps qui n’était pas celui d’Andhäl. Tu es coupable Rodàn, c’est un sentiment que tu ne connais que trop, et c’est une nouvelle bile détestable et amère qui glisse dans ton cœur. Tu es coupable Rodàn, de tellement de choses, de tellement d’actions que tu n’as pas su refuser, repousser. Tu es coupable Rodàn, c’est quelque chose qui te poursuivra jusqu’au bout de ta vie. Une vie qui peut être sera bien courte finalement, et qui pourtant pour toi a déjà été si longue.  

La fin sera une délivrance. Mais la fin n’est pas encore la, et pourtant dans les yeux de Lizz tu attends ton jugement. Elle connait ta marque, et ton travers alors. Va-t-elle te tuer, maintenant tout de suite ? N’est ce pas ce que tu cherches, et ne serait-ce pas que trouver le repos dans la fin d’un cycle, si c’est la main du Tel’Domiel qui met fin à tes jours alors que c’est une Tel’Domiel elle-même qui t’a condamnée à la vie ?     « Tu n’as qu’a le faire. » Tu le sais, être ainsi ne t’apportera rien, et pourtant, c’est le poids sur tes épaules de trop de culpabilité. Tu as laissé Andhäl mourir. Tu as abandonné ton peuple et tes devoirs. Tu as répondu à son baiser même une fraction de secondes. Tu es une rebelle. Tu as trahi Andhäl. Tu as trahi ton peuple. Tu as trahi ton cœur. Tout se mélange alors que la main se serre autour de ton cou. L’oxygène te manque. Tu sens les os dans ta nuque sur le point de craquer. Ton larynx qui s’écrase. Tu vas peut être mourir Rodàn, et tu revois des flashs de cette vie gâchée qui a été la tienne. Tes parents. Ta chamane. Les esprits. Ëlith puis Andhäl. Les membres de la ligue.

Et puis soudain l’oxygène revient. Elle te lache et tu ne comprends pas pourquoi. Ta main vient se poser sur ta gorge où elle a tant forcé, et tu masse la zone douloureuse. Tu tousse. Et tu la regardes a nouveau.    « Pourquoi ? » Mais il y’a une phrase et tu fronces les sourcils. Tu ne sais pas si c’est ton état second de presque morte, ou si c’est juste un… faux espoir ? Tu ne sais pas si c’est une verité, ou un esprit qui se prend de toi, mais tu la fixe desormais.   «  Ou que deviendrais-tu sans la haine que tu me portes n’est ce pas ? » Mais le probleme est la Rodàn, tu n’es plus vraiment sure qu’il n’y’ait que de la haine. Pas après tout ce qui s’est passé. Et cette fois tu essaye de bouger, usant des forces qu’il te reste.    « Je dois y’aller.  Mais je dois savoir Ëlith. Est-ce que tu vas me vendre ? » Dois tu fuir Rodàn, ou affronter ton destin ?
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Ëlith Tel'Domiel
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C’était si facile, plus que dans ses rêves éveillés, plus que dans ses lubies les plus secrètes. Rodàn était là, à sa merci et le jaguar ne se débattait même pas. Non, elle se laissait tuer et Ëlith ne doutait pas une seule seconde que la noiraude trouvait un certain réconfort à ce que ce soit elle qui mette fin à la misère qu’était son existence. Mais elle en était incapable, Lizz. Elle n’était pas assez forte pour ça, malgré la chaleur qu’elle ressentait contre sa paume et tous ces sentiments qui tournoyait au fond d’elle. C’était trop, plus que ce qu’elle ne pouvait supporter et elle se retrouva là, à suffoquer elle-même sur ces larmes qui la contrôlaient plus qu’autre chose. Elle était pitoyable. Elle aurait pu avoir la seule chose qu’elle désirait, et elle l’avait gâché. Pitoyable. Elle prit une profonde inspiration, essuya ses pleurs, et elle se concentra sur la respiration difficile de celle qu’elle ne pouvait se résoudre à tuer.

Rodàn était déçue et Lizz échappa un rire fatigué. La question lui fut renvoyée, mais l’elfe du jour se sentait si vide, comme si elle s’était creusée une blessure béante à l’aide de ses ongles et de sa seule volonté stupide. A quoi bon servaient ses pouvoirs, si elle ne pouvait même pas oublier les douleurs profondes et invisibles. Elle s’approcha de la dissidence et elle tendit sa main vers la gorge qu’elle avait tenté d’écraser. Si il y eut une quelconque tentative de la changeforme de la repousser, elle ne se laissa pas faire, l’écartant comme si de rien n’était. « Laisse-toi faire. » Dit-elle, alors que la magie fourmillait au bout de ses doigts et qu’elle réparait au moins quelque chose ce soir. Une autre question fusa, Ëlith leva à peine ses yeux rouges. Il y eut un semblant de rire désarticulé. « C’est ce qui t’inquiète ? » Sa main s’abaissa et elle recula, toujours sans regarder Rodàn, car elle ne savait pas si elle supporterait à nouveau la vue de cette traitresse. « C’est une bonne question. » Elle ne savait pas elle-même. Elle était incapable de la tuer, est-ce pour autant qu’elle ne pourrait pas la dénoncer ? Cela ferait grand bruit, l’ancienne compagne d’une Tel’Domiel.

Ëlith finalement, rencontra le lit qui n’avait pas encore servi et elle s’assit sur celui-ci, posa sa tête entre ses mains, ses longs cheveux blonds en cascade. Elle ne pouvait pas faire ça, dénoncer Rodàn. Elle le savait. Oh, il y avait des solutions alternatives, mais elle ne voulait pas y penser pour le moment. Elle en était incapable, il n’y avait que ce vide, qui continuait de l’engloutir au fur et à mesure que le désespoir la grignotait. « Va-t’en. Prends cette peur et vas. Je ne veux plus te voir. » C’était las et c’était vrai. Elle ne voulait plus la voir, car malgré la confirmation de l’appartenance de Rodàn à la ligue, le lion en elle grondait toujours. Le désir tournoyait encore plus fort, revigorer devant cette idée du fruit défendu. Il y avait le goût de Rodàn sur ses lèvres, elle sentait encore la chaleur de son corps contre elle, et si ce n’était pas la folie qui la prenait dans ses bras, Lizz ne savait pas ce qu’il en était.
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Si elle veut forcer tu ne lutteras pas. Tu ne lèves même pas le bras pour te défendre alors qu’elle t’étrangle, et c’est presque paisible que tu attends la mort. Elle ne viendra pas ce soir, et à ton grand regret Lizz ne te l’offriras pas. Non, au lieu de ça finalement, alors que tu lui demande pourquoi, elle ne répond pas, et tu sais qu’il y’a tant encore de choses que vous n’avez pas dit, tant de silences et de ponts qui ne seront pas remplis ce soir. Alors l’inachevé t’assaille, l’incomplet aussi. Mais si tu veux parler, c’est une douce chaleur qui t’interromps, alors que dans une gestuelle que tu n’avais plus connu depuis bien trop d’années, ses doigts se posent sur ta gorge et t’offrent un soin. Laisse toi faire dit elle, et tu es bien incapable de lutter. Laisse-toi faire, avait elle dit bien des années plus tôt quand vous vous etes croisées toutes deux et qu’elle a sauvé ta vie. « Merci. » Il y’a ton murmure qui vient combler le vide, et c’est bien plus encore que tu aimerais dire.

Mais il y’a autre chose, et peut être que tu ne veux pas rester dans le moment. Tu dois partir Rodàn, parce que tu sais que tu ne peux rester. Tu es coupable de tant, et Lizz, pauvre Lizz, geôlier de tes souffrances et victime de tes fautes doit subir une question qui cause sa colère. « Je dois juste savoir. » Et même si tu n’as pas peur Rodàn, tu ne sais pas ce que tu préfèrerais. « Mais si c’était le cas, je préfèrerais que tu me tue toi-même. » Et finalement c’est une fougue qui revient comme un fouet acéré. Tu ne peux pas laisser les choses en l’état. Tu vaux mieux que ça. Tu devrais partir, mais quand as-tu écouté ta conscience quand elle te parlait d’elle ?

Tu devrais partir pourtant, parce qu’elle ne répond pas, et qu’elle t’ordonne de le faire. Mais tu la vois s’asseoir sur ce lit vide, et son air abattu réveille en toi la femme protectrice, l’amie que tu aurais pu être, que tu as même jadis été. « Lizz. » Ta voix est bien trop douce alors que doucement tu te rapproches de ce lit, et que tes doigts se posent sur le haut de son dos. « Je… » Et parce que tu es fidèle a toi-même elle te désempare, et tu glisses tes bras autour de son corps machinalement. Tu n’aimes pas la voir comme ça, alors même qu’elle avait ses doigts sur ta nuque cherchant à t’étrangler il y’a à peine quelques minutes. « Je ne veux pas partir, en te laissant ainsi.» Tu ne sais pas pourquoi. Tu ne comprends pas. Tu ne te comprends pas. Et probablement qu’elle va te haïr, que la haine reviendra. Mais tout est mieux que la voir abatue. Tout est mieux que la voir brisée.
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Elle était descendue dans un nouveau cercle de l’Enfer, plus profond et incompréhensible que le précédent. Ëlith aurait dû être prudente, elle l’avait senti venir, la chute. Elle s’était cru plus forte que ça. Grossière erreur. Elle n’était que cette gamine qui perdait sa sœur, encore et encore. Incapable. Pitoyable. Andhäl n’était pas le problème. Rodàn n’était pas le problème. Elle l’était, elle, misérable deuxième rejeton. Si elle n’avait pas été là, Andhäl ne lui aurait jamais demandé de prendre sa place, car elles n’auraient jamais sauvé un jaguar dans la forêt. Elle se serait mariée et aurait eu deux magnifiques enfants. Il n’y aurait pas eu de tentation d’un chemin torve et d’un prétendu avenir meilleur. Elle n’aurait pas pris le goût de défendre les plus faibles en étant toujours là pour sa petite sœur. Le monde était torve, parce qu’elle en faisait partie. Avait-elle seulement amené une seule bonne chose sur cette terre ?

Ses doigts étaient occupés à tirer sur l’une de ses tresses, et finalement ses yeux se posèrent sur cette fenêtre ouverte. Si elle sautait de là, quels seraient les dégâts ? Elle n’eut pas le temps de contempler cette idée. Rodàn n’était pas partie, bien entendu que la noiraude n’avait pas suivi la demande de l’elfe. Ëlith échappa un rire jaune, un rire brisé, à l’invitation de la tuer. Cette soirée était un désastre. Sa vie était un échec. Pourquoi était-elle encore là ?

Ëlith n’entendit pas Rodàn approcher, et quand ces doigts se posèrent sur son dos, elle sursauta légèrement. Il y eut un temps, où Lizz resta en suspens, attendant le prochain coup, créature en alerte. Que devrait-elle encore dire, quelle horreur devrait-elle jeter à la figure de Rodàn pour que cette dernière s’en aille ? Serait-ce seulement suffisant ? Et quelque chose qui n’était pas arrivé depuis plus de dix ans se produisit, l’étreinte se fit autour de ses épaules. Elle n’avait pas la force de lutter et elle resta ainsi, de longue seconde. Sa respiration erratique, elle captait à nouveau l’odeur de la changeforme. Et ô combien cela était ironique, alors qu’elle avait cru que la folie l’embrassait. Voilà que c’était Rodàn qui avait pitié d’elle. C’était risible. Et cela commença ainsi, en un faible rire, qui mua en de nouveau pleurs, larmes qui papillonnèrent sur ses joues, mouillant un peu cette robe délicate qui couvrait la dissidence. « Alors ne pars pas. Ne pars jamais. » Elle ne savait plus ce qu’elle voulait, ne savait pas quoi dire. Est-ce que Rodàn s’en irait à cette supplique, ou est-ce que pour une fois, elle l’écouterait ? Ëlith était confuse, perdue et elle s’attacha à ce qu’elle avait de plus proche – une autre étoile morte.

Il y eut une perte d’équilibre et elles chutèrent sur ce tapis luxueux, Lizz au-dessus de Rodàn. (peut-être avaient-elles enfin compris quel était le but de cette soirée ?). Cela ne déstabilisa guère le chagrin d’Ëlith, qui était toujours là, puissant et lourd dans sa poitrine qu’elle tapa d’un poing, comme pour anéantir cette douleur. Ca ne marche pas comme ça. Elle ne savait pas, elle ne savait plus, et cela s’échappa en un flot de parole qui tombèrent sur Rodàn en même temps que ces larmes salées. « Pourquoi est-ce que je dois toujours arranger vos histoires ? Andhäl est partie et j’ai fait de mon mieux. » Il y eut une inspiration brève. « Et ça n’était pas suffisant. » Coup de poignard qu’elle retournait contre elle-même. « Elle en est morte. » Et ce n’était que des murmures, un secret entre elles, dissimulé aux yeux de l’univers impitoyable envers elles. « Et maintenant toi. » Elle frappa alors Rodàn sur l’épaule. « Je ne vais rien pouvoir faire pour toi. » Et elle se remit à la frapper. Car si elle ne pouvait lui offrir tous ces baisers dont elle avait rêvé, elle en ferait des poings qui au moins avaient une raison de l’atteindre.
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Rodàn Evendìm
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Tu ne sais pas tout ce qui traverse l’esprit de Lizz sur le moment, Rodàn, et à vrai dire tu ne sais pas vraiment tout ce que tu peux ressentir pour elle, où tu te positionnes. Mais tu sais une chose, tu ne supportes pas de la voir dans cet état, tu ne supportes pas de la voir affaiblie, fragile, si sombre et triste. Elle te désempare oui, et c’est le poids de son monde que tu es prête à prendre sur tes épaules pour qu’elle oublie ses peines. Il y’en a une, tu le sais, qui ne peut s’oublier, c’est la douleur brulante du manque de votre étoile. Mais il y’en a d’autres que tu peux apaiser, comme elle a apaisé tes plaies.  Alors oui, tu ne reflechis plus vraiment Rodàn maintenant, et c’est avec douceur  que tu passe tes bras musclés autour de son corps qui pourrait être si frèle. Tu n’aimes pas son air, tu voudrais qu’elle te haïsse, tu voudrais provoquer sa colère, celle que tu attends et qui te soulagera, qui te laissera cette envie de te barrer, en sachant qu’elle est fidèle a elle-même, et que même si c’est la haine qui l’anime, quelque chose l’anime au moins.

Ça ne vient pas pourtant. Non, ce qui vient c’est un rire, suivi des tressaillements que les larmes lui causent. C’est une cascade de pleurs qui inonde ta robe, et laisse ta peau humide alors que tes bras se veulent forts. Tu voudrais la protéger. Mais comment la protéger quand la coupable de cette situation est celle qui la console ? Parce que les choses sont claires, aussi coupable se croit elle, tu sais toi, que tu es la seule coupable des dissidences en son esprit et en son cœur. Pourtant il y’a des mots qui finalement quittent ses lèvres, et ils te clouent sur place. ne pars pas. Ne pars jamais.  comment prendre cette supplique, alors même qu’elle t’enjoignait à partir ? Qu’est elle Ëlith, si ce n’est parcouru par une folie douce. Ne pars jamais. Tu ne sais y répondre et le silence reste, alors que tes bras autour d’elle se font plus fort.

Mais ce n’est pas tout Rodàn, car ce n’est jamais tout, et peu à peu l’une et l’autre vous vous entrainez dans de nouveaux enfers, plus brulants et douloureux. Le tapis accueille ton corps alors que tu amorti le sien, et c’est un frisson qui te parcourt encore. Tu ne dois pas. Et tu ne comprends pas. Mais elle pleure encore et tu te concentres sur ça. Sur ses mots aussi, ceux qu’elle t’assène une fois de plus. Des paroles qui te brisent par un simple prénom. Andhäl. Andhäl qui sera toujours au-dessus de vous, entre vous, reine-étoile morte, qui brule encore sur vos visages et dans vos cœurs. Et comme des flèches au venin de vérité elle ne se tait plus. Puis les mots acides deviennent des coups sur ton épaule, tes épaules, et comme ce pillier muet et coupable, comme cette martyre à la vie tu la laisse frapper tout ce qu’il lui est nécessaire afin qu’elle aille mieux.

Un temps passe alors, et le silence reste maitre de toi, jusqu’à ce que finalement une de tes mains remonte dans ses cheveux que tu caresses tendrement.  « Ëlith.   Tu ne sais pas si ta voix est capable de la calmer, mais tu essaye de garder un ton tendre. Un peu comme avec un animal blessé qu’elle est certainement.  « Lizz. » Tu ne sais pas ce que tu devrais dire, mais tu sais que les mots viennent finalement.    « Ton mieux était suffisant. Andhäl, elle n’a jamais céssé de t’aimer ou de parler de toi. Tu étais tant pour elle. » Mais elle n’était pas tout, car son tout c’était elle + toi.  Et si elle continue ses coups, c’est de la tendresse que tu lui offres, sans pouvoir t’empecher de la voir comme une enfant perdue. Malgré tout. Malgré toute la haine. Malgré tout ce qui s’est passé. (Malgré votre baiser.)   « Je ne te demandes pas de faire quelque chose pour moi. Il n’y’a rien que tu puisses faire, les choix ont été faits. » Et c’est une cruelle vérité. Tu as donné ta vie à la ligue, tu ne peux revenir en arrière. Cependant ce n’est pas la seule chose, et finalement tes mots vont plus vite que tu ne l’aurais voulu.  « Mais tu sais, tu as toujours eu du mal, à te débarasser de moi. » C’est un simple écho. Ne pars pas. Ne pars jamais.  Non, tu ne veux pas partir. Tu dois prendre soin d’elle, et plus que ça. Tu veux le faire.
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Ëlith Tel'Domiel
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Elle aurait continué de la frapper des centaines de fois, si c’était pour s’assurer que Rodàn prononce son nom, encore et encore. Pourquoi le faisait-elle de cette manière à chaque fois qu’Ëlith déviait sur un chemin qui bafouait tout ce pour quoi elle vivait ? Pourquoi continuait-elle d’être tendre avec l’elfe, alors qu’elle n’était que violence et haine ? Le professeur d’astronomie n’avait donc aucune limite à ce qu’Ëlith pouvait lui faire subir ? Elle lui avait dit tant de choses, et pourtant, la noiraude était toujours là, sous elle, à lui caresser tendrement les cheveux, malgré l’échange brutal de poings, plus faibles les uns après les autres. Finalement, ses mains reposèrent sur les épaules dénudées de Rodàn et elle chuta dans le creux de ce cou où elle se réfugia, ses longs cheveux blonds s’éparpillant en une auréole dorée sur une partie du jaguar.

Des mots furent prononcés, des mots qui brulaient, des mots vrais. Andhäl resterait sa grande sœur, malgré la blessure profonde qu’elle avait infligé à la cadette Tel’Domiel. Malgré la haine, l’abandon et la déchirure, il y avait cette admiration et cet amour dont elle n’arrivait pas à se défaire. Ces sentiments qui la détruisaient tellement, car ils l’empêchaient de tourner la page, de faire une croix sur le passé. Il aurait été mieux d’oublier, Ëlith… Ah, qu’elle était pitoyable, incapable de se détacher de Rodàn. Elle était comme un blessure que l’on chérissait, une cicatrice que l’on ne s’arrêtait jamais de toucher. Rodàn était juste là, et Lizz était incapable de s’en défaire. Le Monde lui aurait demandé de la laisser partir, là, maintenant, mais ses mains restaient fichées sur la peau de la panthère, qui l’appelait d’une étrange manière, qui apaisait ce lion qui n’en finissait pas de tourner en elle, ses griffes rappant sa cage thoracique qui servait de prison de fortune.

Son souffle continuait de s’écraser à la base de la nuque de Rodàn, et elle n’osait plus bouger. Ses pleurs, au moins, s’étaient taris, laissant une douce sècheresse sur ses joues. Il y eut une réplique, une sorte d’observation malicieuse que Lizz ne lui connaissait plus. Et elle la secoua légèrement, râle silencieux. « Et toi ? » Cela restait un murmure rauque et elle se racla la gorge. D’un geste aisé, elle se redressa, détaillant Rodàn qu’elle punaisait toujours de son corps contre la tapisserie intriquée et travaillée. Elle la regarda un instant, marquée de ses faibles coups et des larmes qui brillaient sur la peau halée de la changeforme, dessinant des formes d’une voie lactée qui n’existait que pour elles. Ëlith appuya alors sur ses yeux, pour l’aider à graver cette image dans sa mémoire, ou au revers de ses paupières. « Et toi, quand est-ce que tu te débarrasseras de moi ? » Rodàn n’avait pas répondu à la supplique de ne pas l’abandonner, et c’était ce qu’elle craignait le plus. « Tu as fait ton choix. »

Elle inspira, ce fut pareil à un frisson. « Moi, je ne serais qu’un poids, qu’un obstacle. » Ses yeux se rouvrirent, et ils tombèrent sur le cou intact de Rodàn. Ses doigts suivirent son regard, effleurant cette peau qu’elle avait maltraité peu de temps auparavant. « Est-ce que je dois te donner des raisons pour me laisser ? » Ce n’était pas compliqué. « J’ai déjà tué tes frères d’armes. » Elle n’en était pas fière, elle n’en avait tiré aucun plaisir. Mais elle ne le regrettait pas. Elle avait été éduquée ainsi. Sa sœur était une traitresse, malgré tout l’amour qu’elle lui portait. « Tous les traitres à la couronne devraient l’être. » Et c’était terrible, car la conviction enrobait ses propos. Et elle buta, à nouveau, sur le même problème. « Mais pas toi. » Elle soupira, ce fut pareil à un frisson.

Elle se laissa tomber sur le dos juste à côté de Rodàn, leurs bras se touchant encore. Ëlith était incapable de se séparer d’elle, car elle craignait qu’à l’instant où elle ne la toucherait plus, elles ne se toucheraient plus pour les dix années à venir. « Qu’est-ce que je vais faire de toi, puisque je n’arrive pas à me débarrasser de toi? » Et elle tourna la tête, quitta cette observation du plafond qu’elle avait admiré comme s’il possédait toutes les étoiles du monde. Oui, elle tourna la tête vers Rodàn, à quelques centimètres tout juste d’elle et de ses lèvres qu’elle détailla le temps d’un battement de cils. Puis, elle se perdit dans ces grands yeux sombres avec cette détresse, comme s’ils détenaient les réponses du monde. « Aide-moi Rodàn. »
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Rodàn Evendìm
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Aurait elle pu te taper des centaines de fois que tu aurais enduré chacune des blessures qu’elle aurait pu te causer. Les filles, non, les Femmes Tel’Domiel t’ont condamnées à vivre Rodàn et à ce moment précis tu ne sais la quelle des deux est le plus haïssable ? Aucune. Tu ne peux pas haïr Andhäl pour ce qu’elle a causé, tout comme tu ne peux haïr Ëlith d’être ainsi perdue. Et tu es la Rodàn comme un pilier muet sur le quel elle assène des coups. Un pilier rassurant, qui la laisse te prendre comme un phare ou même une bouée. Elle ne te frappe plus, et tu sens quelque chose se briser en toi de la sentir fragile alors qu’elle se blottit presque dans sa nuque, causant dans le satin de vos cheveux un mélange gracieux d’or et d’ébène que les peintres ne pourraient qu’apprécier. Et tu en profites peut être Rodàn, de cette part de toi qui aimes votre proximité. Il est indéniable que Lizz est tant pour toi, que la tenir contre toi alors que les dix dernieres années n’ont presque été que haine et désinteret, fait quelque chose à l’interieur de toi. Tu ne reflechis plus, et tu lui parles. Tu lui parles de verités, et du fond de ton cœur tu espères que cela soit suffisant. Ce soir peut être Rodàn il n’y’a plus entre vous toutes ces barrières du passées, et la chaleur de vos corps ouvre les vannes des confessions ? Ta main se glisse sur le bas de son dos, et si ses pleurs se calmes tu ne peux plus cacher la lueur de soulagement au fond de tes iris. Tu essayes Rodàn, tu essayes. Et dans le fond de ton ame tu sais qu’il n’y’a pas que pour Andhäl que tu le fais. Lizz, compte pour toi, plus que la charge qu’une étoile morte t’a fait jurer de proteger. Et tu essayes Rodàn, tu essayes d’être forte, tu essayes d’être celle qui portera le monde de ses épaules pourtant tant brisées. Tes épaules qui se rappellent à toi par la douce brulure du contact que les mains de Lizz excercent dessus. Sans le réaliser tu mord l’interieur de ta lèvres et alors qu’elle se redresse tu ne peux plus t’empecher de la fixer. Que se passe t’il entre vous ce soir ? Quelle démonique puissance a-t-elle jugé bon de venir interferer a vos vies de mépris, d’indifférence et de colère froide ?

Il aurait été tellement facile maintenant de briser Ëlith et de partir comme la lache que tu as quelques fois été. Il serait tellement aisé de la repousser au plus fragile de son être, et de laisser un pantin brisé sur le sol, comme une nouvelle victoire de la ligue. Les Tel’Domiel, comme d’autres, sont vos ennemis, les loyalistes à la courronne sont des nuisances. Lizz, elle est tout ça à la fois, mais elle n’en est rien aussi. Et c’est un soupir las qui s’échappe de tes lèvres, tandis qu’avec une tendresse que tu n’as plus eu depuis tellement longtemps, tes doigts viennent à passer sur sa joue. « Tu connais la réponse à ta question. » Et si ça ne la rassure pas tu prends quelques secondes avant de t’expliquer. « Jamais. » Ce n’est qu’un mot que tu exhales alors que ses doigts tracent les galaxies de ses larmes. Elle continue de parler pourtant, elle te donne des raisons qui devraient te faire partir, et tu le sais Rodàn n’importe qui fuierait. C’est de la colère que tu devrais avoir au plus profond de toi. Mais tout ce qu’elle dit, tu le sais. Et tu sais qu’aussi loyale soit elle à cette courronne la, elle n’aurait jamais tué sa sœur. Alors non, tu ne lui pas qu’elle pourrait te tuer, que tu es encore une fois à sa merci et que si elle le faisait tu ne lutteras pas, elle s’en est rendue compte, elle le sait. Tu serais sa victime et sa victoire. Mais elle ne le fait pas, encore, et ses mots eux même sont comme un serment gravé dans cette nuit. « Qu’est ce qui me rend différente ? » Mais aussi, peut être, devrais tu te poser la question conjointe à la tienne. Qu’est ce qui la rend différente ? Elle est un assassin, et tu sais que c’est sans regret qu’elle a executé certains de tes camarades. Qu’est ce qui la rend différente de ces gens contre les quels tu lutte ? Pourquoi sais tu au plus profond de toi que tu ne pourrais jamais la tuer, et que le choix entre la ligue et elle serait le plus difficile à faire de ta vie ?

Mais pas toi. Mais pas toi. C’est un peu aussi, mais pas Elle. Et vous etes coupables de cette même faiblesse qui finira par vous détruire. Qui a probablement déjà commencé. Et si le contact de vos corps ne t’aide pas vraiment, tu te surprends à ressentir le manque de sa chaleur alors qu’elle bouge pour tomber à tes cotés, ne laissant que vos bras comme un lien entre vous. Cette robe dévoile beaucoup trop, et ton corps est une faiblesse. Ton esprit l’est aussi alors qu’une nouvelle question, posée en supplique vient effleurer ton ame. C’est ton tour alors Rodàn, de tourner la tête vers cette blonde diable que tu fixes quelques instants. Tu devrais la haïr. Tu devrais fuir. Pour tout ce qu’elle a fait. Pour tout ce qu’elle a dit. (Pour ce baiser dont tu es toi aussi coupable.) Et pourtant il y’a cette chaleur douce, presque famillière, à la regarder ainsi, et ce besoin de proteger, d’aider, d’être pour elle un bouclier au monde que tu ne seras pourtant jamais, car le monde a déjà en elle fait ses ravages. « Je.. » Tu pourrais faire des promesses qui n’auraient pas de sens. Tu pourrais lui inventer des solutions qui n’en seraient aucunes, et t’enfuir dans le glas de la nuit. Tu pourrais lui faciliter les choses en te rendant aux autorités, en te laissant executer. Tu pourrais faire tant. Mais au fond, c’est tes doigts qui glissent sur sa joue, effleurant malgré eux ces levres douces aux quelles tu as goutés et qui te hanteront, descendant vers sa nuque avec cette tendresse qu’elle provoque de toi, dérivant vers sa main à la quelle tu t’accroches avec une douceur ardente. « Je ferais de mon mieux. » Pour l’aider. Pour être la. Pour trouver une solution qui ne sera ni aisée, ni sans douleur. Et c’est plus fort que toi peut être, sans la lacher, ni quitter son regard, des mots glissent à nouveau de tes lèvres. « Je devrais te haïr. Mais on sait toi et moi que je n’y arriverais jamais. » Tu devrais fuir aussi, mais elle est tel le feu qui t’ennivres, et tu es tel Icare volant vers le soleil.
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Ëlith Tel'Domiel
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Il y avait ce gout d’étrange collé sur le sommet de son palais. Rodàn, par la passé, avait occupé tant de ses pensées, tous les recoins de sa psychè, jusqu’à ce qu’Ëlith soit capable de se faire une représentation mentale et fidèle de la changeforme – que part après, elle détruisait encore et encore, dans un cycle de liesse perpétuelle. Et cela s’arrêtait là. Ce n’était qu’un fantôme d’une lubie dont elle n’arrivait à se défaire. Ce soir, ça ne s’arrêtait pas là. Rodàn était partout sur son corps, où chaque parcelle qui avait été touché par la dissidence était contaminée par un besoin de plus, un besoin d’encore. De sa vie éternellement terne, ses pores s’illuminaient d’une ribambelle de couleurs que Rodàn lui inspirait. Et cela brulait en elle, rendait ce lion fou d’une liberté qui n’avait jamais été si proche. Ses inspirations étaient douloureuses de cette retenue qu’elle s’appliquait. Ses expirations étaient délicieuses de tout ce qu’elle obtenait.

Ëlith était divisée en deux, entre ce qu’elle désirait et ce qu’elle se devait de faire. C’était délicieux, cela faisait si longtemps que le dilemme ne l’avait pas tant partagée, et ses pièces de son être qui s’éparpillaient sur ces choix à faire s’étiraient comme la galaxie qui cherchait à s’étirer plus loin encore dans l’espace inconnu. Une main fut sur sa joue, et le frisson la frappa, pareille à une vague déchainée. Ce fut un choc, la réalisation d’un impossible. La peur naquit, ronronnement accueillant en son sein. Elle le connaissait ce sentiment Lizz. C’était celui qui avait guidé une partie de sa vie, et pour s’y plier, comme elle l’avait fait tant de fois dans son histoire, elle avoua la mort des compagnons d’arme de Rodàn. Car ils l’avaient mérité, et ils le méritaient tous. De disparaitre de cette surface de la terre, pour que la vie de l’elfe soit enfin quelque chose qu’elle supporte.

Mais il n’y eut aucun rejet, alors qu’elle se laissait tomber sur le côté et qu’une question était posée. « Qu’est-ce qui fait que tu ne l’es pas ? » Lizz, en toute honnêteté, comprenait ce qui avait charmé sa sœur chez Rodàn; elle l’avait été aussi. Elle était la différence même, l’inconnu, l’appel de l’aventure. Elle était rassurante, ce que ses parents n’avaient jamais été. Elle était douce, ce que ses parents n’avaient jamais été. Elle était innocente, forte, déterminée, dévouée à ses convictions et prête à tout renier. Rodàn avait la force de vivre avec cette liberté. Celle-là même qui leur avait été éduqué comme un poison de l’esprit. Elle était tant, tant de mots qui ne franchiraient jamais ses lèvres, car elle revenait à peine elle-même qu’une telle femme puisse exister. La souillure de la tristesse et du deuil lui allait si bien également.

Et à cet appel à l’aide, sincère, il y eut une main qui se perdit sur sa joue et son cou. Ëlith ne fut plus qu’un tremblement unique, et à nouveau, ses incisives mordirent sa lèvre inférieure, alors qu’elle ne quittait pas Rodàn des yeux. Elle était en suspens, car elle comprenait ce qui était dit, et elle n’était pas habituée à ce genre de déclaration. Lizz était faite pour la dureté du monde et de l’acier qu’elle travaillait. Cette douceur, elle ne savait pas quoi en faire, comment y répondre. « Pourquoi ? » Plus qu’un murmure, ce fut un souffle, le questionnement d’un enfant qui ne comprenait pas le sens du monde. Ses doigts se refermèrent sur la main de Rodàn, qu’elle attira vers elle. « Pourquoi ? Dis-moi. » Ce fut dit avec une délicatesse sans nom, tant elle était improbable. « J’ai besoin de savoir. » Elle bougea légèrement, et soudain, elle sentait la respiration du jaguar, pouvait presque deviner les battements de cœur du félin qui en appelait un autre, leurs visages terriblement proches. « Regarde-moi, et dis-moi pourquoi. » Ou qu’elle fasse autre chose, car à cette distance, il n’y avait pas de place pour l’impossible.
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Il faut que tu t’en ailles Rodàn, tu le sens au fond de toi, comme un ordre silencieux que vocifère ton esprit. Tu dois partir. Laisse Lizz à son sort, elle ne t’emmènera que des ennuis. Et pourtant tu ne pars pas. Et pourtant tu ne veux pas partir. C’est impossible pour toi maintenant. Ou peut-être qu’en réalité ça l’a toujours été et que même si tu battais en retraite c’était à chaque fois pour mieux revenir ? C’était à chaque fois pour être plus apte aux prochaines entrevues, pour être plus forte, pour être meilleure ? Juste apte. C’est le terme. Car tu n’as jamais été meilleure que quand Andhäl était la, et depuis, tu n’es qu’une âme vide qui tente de faire de son mieux. Est-ce ce que tu fais ce soir avec Lizz, alors que vous demeurez sur la moquette d’une chambre bien trop luxueuse à ton goût. Toi gâchant la mission que l’on t’a attribuée, et elle … gâchant sa soirée où elle ne voulait probablement que se détendre ? Tu ne sais pas vraiment Rodàn, tout ce que tu sais au fond, c’est que jamais tu n’aurais imaginé que les choses tournent. Une mauvaise soirée, une mission forcée, tout était prévisible, jusqu’à l’apparition de la Tel’Domiel. Et désormais, elle qui se faisait geôlière et bourreau, n’est plus que tendre victime t’appelant à l’aide. Car tu n’es pas stupide Rodàn, tu réalises bien tout ce que ses mots cachent. Une espèce de tristesse, ou de besoin de plus. Un besoin de davantage que tu ne sais lui offrir.

Il faut que tu t’en ailles Rodàn, parce qu’il y’a des questions auxquelles tu n’es pas sure d’être apte à répondre, et il y’a des mouvements que ton corps ne sait pas appréhender. Pas depuis tant d’années. Pas depuis tant de temps. Pas avec elle.  Mais tu regardes un assassin Rodàn, une femme qui a tué des personnes comme toi parce qu’ils croyaient en la liberté. Tu regardes une femme dont les parents ont assassiné, non, ont fait assassiner, tout ce qui comptait pour toi. Et tu te doutes qu’elle sait. Mais n’es tu pas toi-même un assassin aussi ? Quelle différence se fait alors entre vous ? Vos convictions sont différentes, mais elle peut apprendre peut-être un jour, à ouvrir son cœur au monde. Tu ne sais pas Rodàn. Tu devrais la haïr mais au fond de toi tu sais que c’est impossible. Alors tu es curieuse, et tes yeux se plissent à sa réponse. «  Je ne sais pas Lizz. Je me contente d’être fidèle à ce que je crois, à ce que je ressens. » Et c’est dans un murmure que tu avoue ces quelques mots. Tu ne sais pas vraiment toi, ce qui fait que tu as charmé les filles Tel’Domiel, ce qui a fait de toi une ancre dans leurs vies. Tu sais ce qu’Andhäl te répétait, à quel point pour elle tu étais parfaite, comme une force tranquille luttant pour ses idéaux. Tu ne sais pas cependant ce que Lizz voit en toi, et tu ne sais pas non plus, réellement Rodàn si le savoir ne casserait pas une barrière de cristal, transparente mais nécessaire.

Il faut que tu t’en ailles Rodàn, mais tu ne le feras jamais, car la tristesse de Lizz éveille la protectrice que tu es, et tes doigts se perdent sur sa peau tendre que d’autres que toi ce soir auraient du toucher mais n’en auront pas l’occasion. Car ce soir Lizz est tienne à garder et protéger et quoi qu’il se passe entre vous, quoi que vous puissiez dire, c’est un jalon étrange qui a été franchi. Tu ne veux pas y penser sur le moment. Tu ne veux pas irradier de cette culpabilité qui te prendra plus tard alors que face à un miroir tu briseras tes poings les noyant de tes larmes. Il faut que tu t’en ailles Rodàn mais c’est trop maintenant, parce que les mots sont dits, et au lieu de la colère tu trouves dans les yeux de Lizz de l’incompréhension. C’est la force de ses doigts qui capturent ta main, et la delicatesse de ses questions. Elle bouge soudainement, légèrement, et tu sens ton cœur qui manque quelques battements devant l’inédit de la situation. (Devant cet interdit qui brille devant toi.) Et il serait si facile Rodàn maintenant de t’enfuir en la laissant se briser (Tu ne le feras jamais, elle est tant pour toi) ou d’accomplir l’impossible (l’impensable) pour la déconcentrer (pour te damner davantage). Mais tu bouges à ton tour et ta main libre vient glisser dans sa nuque, «  Tu… » Tu es tout ce que j’ai. Je veux te proteger. Tu comptes tant pour moi.  Les mots ne viennent pas, et c’est dans un mouvement si doux, que tu effleures ses lèvres. Maladresse d’une femme qui n’as pas l’habitude. Perdue dans un geste que tu regretteras. Effleurement succint. Tu poses ton front contre le sien alors que vos souffles se croisent. «  Je ne m’imagines pas faire autrement. Je serais incapable de le faire. » Et tu ne sais ce qui t’a poussé à ce moment ? Mais elle est une faiblesse avec la quelle il va te falloir composer, et le soleil auquel tu viens de te bruler, et tu te bruleras encore. (Elle lui ressemble tant.)
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Ëlith Tel'Domiel
Ëlith Tel'Domiel

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Ils auraient pu dire que c’était une erreur, un affront, un sacrilège. Mais la seule erreur que l’univers aurait perçu, à cet instant, était à quel point Ëlith avait le sentiment que c’était juste, et que pour une fois, tout était comme cela devait être. Elles, enfermées dans cette soirée échangistes. Plus précieux que des caresses et des libations charnelles, il y avait le pas de la confiance qui était franchi, des confessions offertes. Plus précieux encore, Rodàn était restée, malgré les tentatives de l’elfe trop souvent abandonnées de la repousser. C’était nouveau, et oui, elle avait du mal à comprendre. Plus encore, elle n’arrivait pas à y croire. Le sentiment était endormi, affaibli par l’alcool et les émotions qui s’étaient mélangés. Dans ses yeux terriblement bleus terriblement clairs, il n’y avait que ce miracle qu’elle n’aurait eu de cesse de contempler ; d’un Rodàn allongée en face d’elle, sans qu’il n’y ait eu de venin échangé depuis plus de cinq minutes.

Il avait disparu, mangé par un antidote qui ne portait pas de nom, tant il était improbable. C’était Rodàn qui restait sans mots et qui la regardait de ses grands yeux sombres. Rodàn franchit l’ultime limite, en un baiser chaste, furtif. Si elle n’avait pas eu les yeux ouverts, Ëlith aurait douté de son existence toute entière. Mais la chaleur était là sur ses lèvres, une main sur sa nuque qui la maintenait avec la plus grande douceur dont une étoile était capable. A sa question il n’y avait pas de réponse, pas de raison. La changeforme ne chercha pas une explication quelconque, et peut-être était-ce mieux ainsi. Cela lui ressemblait tellement, déjà. Et sans réponse, Ëlith n’avait besoin de croire en rien. C’était plus simple, c’était plus aisé. Il n’y avait pas de mensonges, pas de faux semblants. Et elle comprenait, car elle l’avait elle-même avoué. Elles ne pouvaient se passer de l’autre. « Shhh. » Se joignant à la parole, son index se posa sur ces lèvres qui l’avaient embrassée d’un bruissement d’aile. Rodàn était tellement proche, mais elle en voulait plus, et de son indécision, le jaguar avait choisi pour elle.

Sa main caressait la base du visage de Rodàn, alors qu’Ëlith sentait le revers de ses doigts contre sa propre peau. Elle l’observa, de longues secondes, malgré la semi pénombre, malgré le tambour de son cœur qui l’aurait rendu sourde. Elle l’observa, et avant que son courage ne faille, ses doigts se retirèrent, remplacés par un baiser. Un troisième, différent des deux précédents. S’il avait la délicatesse du premier, la douceur du deuxième, il n’avait rien de la tempérance de ses ainés. Il était moins timide, plus aventureux. Ce n’était pas quelque chose qui pourrait justifier par une manipulation malsaine, ou une hésitation timide. Il avait un goût sincère et quand Lizz se recula, le soupir qu’elle échappa fut celui d’un lion qui sortait enfin de son emprisonnement. « Tu n’as pas besoin d’imaginer. » C’était réel, et si elle n’embrassait pas Rodàn une nouvelle fois, elle ne pourrait y croire. Car leur relation n’avait été que ça pendant si longtemps ; entre les éclats de cette – fausse- haine qu’elles se vouaient, il y avait les étincelles de fantasmes et d’innocence qui n’auraient pas eu leur place, normalement.

Lizz ne voulait plus douter, alors elle l’embrassa à nouveau, ses doigts abandonnant la main qu’elle tenait, pour glisser sur la robe de satin, s’arrêter dans la chute des reins de Rodàn et l’attirer contre elle.
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Rodàn Evendìm
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Cette soirée peut être n’avait-elle pas été une si stupide erreur ? Peut-être que les réprimandes, que les punitions et que les risques encourus en valaient bien la peine, pour ce simple moment où Lizz et toi trouvez enfin une espèce d’entente. Tu ne sais pas vraiment comment tu qualifieras cette soirée demain ou les jours à venir. Une erreur ? Une découverte ? Une chance peut être ? Mais tu sais que sur le moment, malgré ta conscience qui te crie d’être ailleurs (Malgré l’elfe qui a tenté de te chasser) tu ne peux t’imaginer partir. Tu dois rester. Tu veux rester. Et tout comme tu ne t’imagines pas faire autrement que protéger Lizz, tu ne t’imagines pas ailleurs, pas si ça veut dire l’abandonner, la laisser alors qu’elle a besoin que tu sois la. (Alors que tu as besoin d’être avec elle.) Mais tu aurais du fuir Rodàn, car voilà que l’irréparable vient d’être produit, par tes soins. Si Lizz t’as embrassée une première fois causant en toi plus de remous que cela n’aurait du le faire (tu aurais du la repousser) tu n’aurais jamais prévu de lui rendre la pareille dans un mouvement si doux et si éphémère que c’est comme si il n’avait jamais existé. (Il a existé.)  Tu ne sais pas ce qui t’a pris Rodàn, mais c’est comme sceller une promesse silencieuse. L’irréparable est fait, l’improbable accompli et une fois de plus Rodàn tu es la bâtisseuse de ton propre tourment.

Tant de mots veulent fuir de tes lèvres mais ne semblent pas venir. Tant de regrets s’accumulent derrière tes paupières, mais ne semblent pas aussi forts. Tu te perds Rodàn, et c’est avec faiblesse que tu succombes à la tendresse de ses doigts sur ta peau. Ça fait tellement longtemps. (Elle lui ressemble tant.) Tu te perds Rodàn, et ta conscience te hurle de t’enfuir maintenant, de mettre un terme à cette descente aux enfers. Tu ne l’écoute plus. Au lieu de ça, tu perds ton regard dans le sien, et c’est de leur plein gré que tes lèvres accueillent les siennes dans un baiser sincère. Ça fait sept ans Rodàn, que tu n’as pas ressenti ça. Sept ans que ton cœur ne s’est plus emballé. Sept ans d’une survie au gout de cendres. Mais il y’a ce baiser, le troisième offert, et d’un semblant commun accord, tu t’y offres pleinement.

Alors quand son soupir soulagé vient frôler tes lèvres tu restes tremblante quelques maigres instants, pliée sous le poids de ce que tu viens de faire. Tu n’as pas besoin d’imaginer te dit elle, et avec la tendresse d’une amante que tu n’as plus été depuis tant d’années maintenant, tu caresse sa joue à nouveau, passant tes doigts sur ses lèvres. Ce n’est pas bien. Vous ne devriez pas ? Et peut être est-ce le vin, bien que tu te sentes attrocement sobre ? Ou peut être les raisons sont elles plus obscures, mais quand elle t’attire vers elle, tu te laisse guider, jusqu’à ce que ton corps ne se retrouve sur le sien, tes mains glissant de ses épaules à ses hanches aux quelles tu t’accroche, répondant à  ce baiser que tu aurais du fuir. (Elle lui ressemble tant.) Tu n’es pas insensible Rodàn, le corps à des besoins, et sans plus reflechir, alors que dans un coin de toi ta conscience te hurle des chemins vers l’enfer, tu t’assures que ce baiser (Déjà le quatrième)soit plus fougueux encore, comme la representation de toutes vos frustrations, de toutes vos colères. Un passé maintenant, ou pour ce soir du moins.
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Ëlith Tel'Domiel
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Un elfe de la nuit lui aurait-il prédit cette nuit, qu’elle aurait fait coupé sa langue, punition pour une grossier mensonge. Il lui aurait rappelé l’impossible, lui aurait donné le goût du rêve. Ce soir était à cette image. Quelque chose qui n’aurait pas dû se produire, mais qui pourtant, l’était. Une suite logique de ce que Rodàn créait dans son sillage, et Lizz n’était qu’un domino qui tombait, une fois de plus, une fois encore, car elle n’aurait jamais de cesse de tomber devant la changeforme, de se retrouver à ses pieds. Que cela lui plaise ou non. Car ça lui plaisait, et ça ne lui plaisait pas. La noiraude, définitivement, était ce fruit défendu pour lequel les Tel’Domiel étaient terriblement faibles. L’un y avait déjà laissé sa vie, et l’autre y laisserait très certainement sa santé d’esprit. Ëlith ne s’en inquiétait pas. Tu perds déjà la tête.

Il y avait beaucoup de chose qui se perdaient, ce soir. Les doutes, les reproches lourds de ces années passées à se détester. Tout ce qui avait été latent, en suspens, qui avait attendu son heure, surgissait enfin. Victorieux. Et ce baiser en était bel et bien l’égérie, alors que Rodàn ne restait pas de marbre. Elle n’était plus un miroir sur lequel rebondissait ses propos et ses actes. Pour la première fois, le jaguar était à sa portée, Ëlith l’atteignait. C’était l’une des meilleures choses qui lui soit arrivée, depuis bien des années. Tout ceci pour un troisième baiser, renvoyé, qui n’avait pas le gout de l’obole. Il n’était ni acheté, ni arraché, ni volé. Il était offert et rendu, avec une envie similaire. Cela fleurit, comme une terre trop longtemps en jachère. A quand remontait-ce la dernière fois qu’Ëlith que ses actes suivaient la ligne de son affection ? Elle ne saurait le dire, cela remontait à si longtemps. Bien avant qu’elle n’ait commencé à s’éteindre de l’intérieur. Peut-être que le mal s’était immiscé de là. De cette incapacité récurrente à avoir ses sentiments reconnus.

C’était terriblement nouveau et à l’interlude du soupir, elle prit une respiration profonde, plus profonde que cela ne l’avait jamais été, le poids de nombreuses années s’effeuillant lentement. Ô, qu’il en faudrait encore des centaines, des milliers. Serait-elle jamais un jour rassasiée ? Elle l’ignorait, et surtout, il y avait plus importante que cette carence émotionnelle. Il y avait Rodàn qu’elle attirait jusqu’à elle, et qu’une passion nouvelle se déchainait. Ses bras se refermèrent autour de la nuque de la changeforme et elle se fit l’aventurière de ce chignon soyeux, qu’elle défit avec une aisance naturelle. Ce fut comme si le monde se mit à tourner à nouveau, et elles suivirent le mouvement. Rodàn se retrouva au-dessus d’elle, une cascade de cheveux sombres tombant sur elle, la dissimulant au reste de l’univers. Ce fut entre le cinquième et le sixième baiser. Au septième, elle mordit la lippe inférieure de l’animal, le huitième lui arracha un gémissement discret. Elle perdit le compte au treizième.
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Rodàn Evendìm
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Andhäl. Le nom devrait bruler tes lèvres et ton âme  Et peut être que tu aimerais être carbonisée sur le champs comme la punition divine d’un péché que tu commets de ton plein gré. Tes épaules ont beau être fortes Rodàn, tu ne sais pas si tu auras la force de supporter les conséquences de ce qui est en train d’arriver. Mais demain est bien loin pour le moment, et tu n’as pas envie que le jour se lève. Toi qui d’usuelle regarde passer les jours comme des jalons te séparant d’une libératrice fine, te surprend a espérer que cette nuit dure des siècles.  Que s’est-il passé ? Quel démon t’a piqué te laissant t’enfoncer dans une danse nocive qui brulera les restes de ces ailes que tu n’as jamais réellement eu ? Dois-tu, peux-tu mettre tout ceci sur le dos de l’alcool ? Ou d’une passion latente qui s’exprime ce soir. Tu es perdue Rodàn, et le nom de cette étoile morte autour de laquelle vous gravitez encore, sonne comme un reproche qui devrait te faire arrêter.

Mais tu n’arrêtes pas Rodàn, c’est la pulsion d’un désir et d’une délivrance qui s’empare de toi alors qu’avec ardeur tu te retrouves sur elle. Tu ne te contrôles plus Rodàn. Demain sera un autre jour, mais ce soir vos baisers t’entrainent dans une danse folle où tu te perds volontiers. D’un geste vous passez à deux, à trois, à tant que ça pourrait être mille. Sous les doigts habiles de l’elfe du jour, ton chignon se défait et le voile de tes cheveux cause pour vous un rideau protecteur. Ici rien n’est aux autres, et tout vous appartient, comme les lèvres fines sur les quelles tu aposes un nouveau baiser.

Elle est comme une drogue Lizz, que tu t’es toujours refusée — que la morale te refuse elle aussi — et devant la quelle tu ne sais plus comment fuir. Elle est comme une flamme qui devrait te repousser mais attire ta présence, et provoque en ton corps d’atroces petites joies. Demain est un autre jour Rodàn, et ce soir tu t’offres au plaisir de découvrir ce corps qui ne devrait pas être tien (qui lui ressemble tant) au détour de baisers. Tes mains tremblent à peine alors qu’avec douceur tes doigts glissent sur cette robe fine qu’elle portait avec un but qui n’était guère toi, dénudant ses épaules, puis le reste d’un corps que tu ne connais pas. Que tu découvres. (Qui lui ressemble tant.)

C’est une nuit désormais qui s’offre a vous sur le sol cotonneux de cette chambre où le lit pourrait vous tendre les bras. Et si tu espères que Copernic finisse par oublier qu’un jour il est venu avec toi, et se décide à rentrer seul, tu sais que vos heures néanmoins sont comptées. Tes lèvres sur sa nuque pale et tes mains sur son corps, tu retiens néanmoins le murmure qui te pousserais à l’inviter chez toi. Vous seriez plus tranquilles. Vous seriez protegées. Mais toi, y serais-tu protegée de toi-même ? Chassant cette folle pensée, tu apose a nouveau tes dents contre sa chair, prise de ce désir d’oublier le reste du monde. Juste pour ce soir. Juste pour quelques temps. Vous meritez le bonheur. (Le malheur ne tarde jamais à revenir.)
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Ëlith Tel'Domiel
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Il n’y avait rien de nouveau, pour Lizz, de se retrouver presque nue dans ce genre de soirée. Et il n’y aurait rien de nouveau, quand elle y retournerait avec plus de ferveur, avec une colère renouvelée, bien du temps dans le futur, quand ce qu’il se passait dans cette pièce, contre ce tapis luxueux aurait été bafoué par un sens moral bafoué. Non, ce n’était pas la première fois que son corps se laissait à l’abandon de la chair. & c’était terriblement nouveau, une découverte constante de Rodàn et de ce qu’elle éveillait dans son propre corps. C’était une effervescence, c’était primaire, c’était une musique que produisait l’érotisme contre ses os et jouait sur le filet de ses veines. Il y avait une succession de soupirs à ne plus finir, d’inspirations chaudes et langoureuses contre cette peau mate. Il y avait une succession de caresses qui lui faisaient perdre la tête, alors qu’Ëlith était le centre de la terre. Le centre de l’attention de Rodàn. Le centre de l’univers, étoile morte qui vrombissait soudainement.

Était-ce ce qu’elle ressentait ?

Son mouvement dans les cheveux de Rodàn se suspendit, mais déjà sa robe était enlevée, dérobée, pour n’être plus qu’une morceau décoratif abandonné sur le côté. Il y eut une morsure à la base de son cou, et elle gémit, coupable. Elle fut arrachée à sa torpeur furtive, et elle sa volonté fut renouvelée, feu incandescent qui s’éveillait des cendres de son être. En un appel à l’aide silencieux, elle tira la tête de Rodàn vers elle. D’un mouvement, elle récupéra ces mèches qui la recouvraient et chatouillaient les parties de son torse en un plastron de délice. Et elle cueillit ces lèvres avec une force herculéenne, suffisante elle l’espérait pour faire taire cette pensée, qui tournait, tournait au-dessus de sa tête telle la couronne d’un condamné.

Ëlith n’était plus en contrôle, se laissant guider par les doigts de Rodàn qui l’exploraient. C’était une perdition douce, qui perdait son combat contre la réalité qui raisonnait/résonnait en elle. Elle se pencha vers cette oreille qu’elle embrassa et qu’elle mordit. « Fais-moi mal, Rodàn. » Seule solution immédiate, alors qu’avec une quelconque catin qui aurait ressembler un minimum à la changeforme, elle aurait été le bourreau de leur session payée d’or et d’argent. C’était nouveau et le seul son de sa voix fut suffisant pour la ramener à cette douce constatation : c’était la réalité et si elle le demandait suffisamment, peut-être aurait-elle une constellation créée par Rodàn, souvenir tangible de cette nuit. Et finalement, elle défit l’attache dans le dos de cette robe qui n’avait été que trop tentatrice tout au long de la soirée, la tirant comme l’on tirait un voile sur le péché.
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