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Virkil Rosenberg
Virkil Rosenberg

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✧ Profession : Luthier.
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@Eden'El Ehrenfal

what happened to us ?

◊ ◊ ◊

La forêt est calme, aujourd’hui. Petite brise qui file entre ses boucles, qui hérisse ses poils ; nuées de frissons qui grumèlent sa peau parsemée d’étoiles. Le soleil est filtré par les feuilles emmêlées, petits trous de lumières qui adorent le frapper. Son regard est lointain, un peu baissé, et les lèvres sont plissées - c’est rare de ne pas voir la bouche de Virkil se moquer. Mais regardez-le, assis sur un tronc d’arbre mort, couché, une jambe pliée et le sabot cognant l’écorche qui s’effrite. Il a l’air serein, il a l’air ailleurs, il a l’air sérieux. Il a abandonné quelques instants ses mimiques de beau menteur, d’arna-coeur, et se contente d’être un petit satyre rêveur. Contre son torse, il a jeté une chemise trop large, s’évite d’exposer sa peau nue pour quelques temps. Entre ses doigts se balade la flûte de pan qu’il a fini de tailler le matin même dans son petit atelier de luthier ; dernière confection qu’il s’en va alors tester. Loin de tout, loin de la ville - Virkil, il aime bien s'évader.

Doucement, ses lèvres frôlent l’instrument. Puis, au fur et à mesure, les notes légères glissent sous ses soupirs, s’envolent dans les airs, jusqu’au plafond de verdure, comme de fines particules mélodieuses. Virkil fait virevolter les douces nuances de rythmes lents, volatiles comme de frêles plumes en chute libre. Il caresse les mélopées et les harmonies d’un coin de sourire muet, tandis que ses sabots battent en rythme la valse qu’il souffle. Il fait varier les rythmes, les sons, s’amuse des aigus et se complait dans la rondeur des graves. Il est apaisé, calme ; heureux d’être si sincère dans son art, satisfait en comprenant que son instrument fonctionne à la perfection. Il joue pour la nature, il joue pour le silence qu’il rompt, il joue pour oublier que dans quelques heures il devra offrir son retour à la civilisation - retour qui signifie mensonges, qui signifie désillusions. Il se délecte de ces minutes qu’il vole au quotidien, tendre chapardeur de secondes d’inattention des apparences. Il invite les bestioles rampantes et volantes à se joindre à la danse. Il ferme même les yeux, pour ne plus s’aveugler du reste, et laisse son coeur le guider dans ce décor qu’il s’invente, qu’il se crée. Là où personne ne lui reprochera de ne pas suffisamment être celui qu’il laisse paraître.

Pas une seule fausse note sous ses doigts, sous sa bouche, pas un seul mauvais accord entre ses mains. Les minutes défilent, et finalement, les dernières nuances de cette mélodie meurent dans le silence ; crèvent dans son lent immobilisme. Ses dextres se reposent, laissent retomber l’instrument contre ses genoux, tandis qu’il voute un instant l’échine. Il se permet d’ouvrir les yeux pour lancer un coup d’oeil au monde qu’il retrouve, qu’il accepte d’accueillir dans sa bulle ; mais il y a toujours quelque chose pour perturber la surface de cette eau de béatitude. Une petite onde qui ondule. Un ricochet qui fait tout trembler - et aujourd’hui, ce ricochet, il fait craquer une brindille derrière lui. Presque dans un sursaut, Virkil se tourne, espère surprendre celui ou celle qui se fait intrus dans son monde. Il se prépare silencieusement à retrouver ses apparences joueuses, charmeuses, à faire comme s’il ne passait que par là et qu’il comptait s’en aller - mais ses yeux se posent trop vite sur le visage qui se détache des feuillages.

Oh, il le reconnait, évidemment - absolument. Ces traits angéliques, si fins et si tendres, douceur d’antan mais qui n’a jamais quitté sa tête. Une amitié comme on en fait plus, effacée légèrement par le temps ; il lui semblait presque que la belle s’était volatilisée. Mais là voilà, derrière lui, enfin retrouvée. Eden, belle Eden, chère amie et une fois un peu plus, mais ça n’a aucune importance. Elle est l’une des seules à connaître sa véritable tendance. Vous savez, au-delà des regards enjôleurs et des paroles un peu fausses, il l’a déjà plongée dans la confidence. Dans ses secrets à lui, qui parlent de mélancolie, d’envie de tout plaquer et de s’en aller - il laisse son visage s’illuminer.

Il se redresse, se hisse sur ses jambes et s’approche, bras presque tendus.

« Eden !, s’exclame-t-il. C’est toi ! Ça fait si longtemps. »

Il s’avance encore, jusqu’à finalement grignoter jusqu’au dernier centimètre qui les sépare. C’est dans une brève étreinte, mais étroite tout de même, qu’il la salue.

Il se détache, lentement, comme pour ne pas briser l’instant. Yeux qui pétillent, coeur qui frétille, il la scrute - mais il capte quelque chose qui lui fait froncer les sourcils. Eden, elle a l’air confuse. Un peu perdue.

Il s’inquiète.
Se recule.

« Tout va bien ? »

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Eden'El Ehrenfal
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✧ Profession : Domestique au Palais des Astres, espionne pour les Mangeurs de Peau
✧ Idéologie : Anti-couronne en tant que Mangeuse de Peau, mais au fond, cruellement neutre et perdue sur ce qui est bien ou mal
✧ Clan : Enfant du Clan du Léopard, errante depuis leur disparition
✧ Guilde : Mangeur de Peau

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    Parfois, elle essayait de s'échapper, à ce monde, à la situation. Elle l'avait voulu, rejoindre les Mangeurs, rejoindre sa famille. Mais est-ce que c'était vraiment ça qu'elle voulait, se faire passer pour quelqu'un d'autre au quotidien ? Quelqu'un qu'elle avait... tué ? Elle n'avait jamais voulu être une meurtrière. Mais n'agissait-elle pas pour une juste cause ? Elle devait faire tomber la couronne, se venger, se venger pour le massacre des siens. Qui pourrait lui dire que c'était illégitime ? Elle devait faire tout ce qui était en son pouvoir pour réussir. Elle le devait à ses parents.

    C'était au gré de ces réflexions qu'elle s'était retrouvée à cheminer dans la forêt sous les traits d'Eden'El. Elle avait tellement l'habitude d'être elle, qu'elle répondait plus à ce doux prénom qu'au véritable sien. Sans mauvais jeu de mots, cette peau lui collait à la peau. Quand elle croisait son reflet dans la glace, elle n'était même plus surprise d'admirer la blondeur de ses cheveux, la finesse des traits de son visage, le bleu de ses yeux. Elle était si belle Eden'El. Elle était si parfaite, qu'elle s'efforçait toujours de l'être au Palais des Astres.

    Mais peut être qu'en franchissant les portes de ce palais, justement, elle aurait dû y réfléchir. Elle aurait dû ôter la peau d'Eden'El pour retrouver la sienne. Mais peut-être que ça lui faisait peur, de se rendre compte qu'elle n'avait rien d'Eden, que ses cheveux étaient bruns, et qu'elle était une meurtrière. Peut-être qu'elle voulait éviter, autant que possible, de devoir se battre avec cette dualité, d'admettre ses pêchés, d'y penser seulement.

    Et, comme un signe bienvenu, une musique envoûtante la sortit de ses pensées, l'attirant jusqu'à un recoin de forêt où un satyre jouait. Sans vraiment réfléchir, la jeune femme avait laissé sa tête dépasser des fourrés, écoutant avec un sourire béat le doux son qui sortait de l'instrument. Elle s'était même mise à doucement hocher la tête et se balancer d'un pied sur l'autre en rythme. Mais elle s'arrêta, se figeant même, alors que le satyre l'appelait par son prénom, se précipitant sur elle pour la serrer dans ses bras. Elle ne le connaissait pas. Ni d'Eve, ni d'Adam. Alors, c'était impossible qu'il la connaissance elle, non, celle qu'il connaissait, c'était la Eden'El d'avant. Elle fut troublée par l'étreinte, et pourtant, elle regretta presque qu'il se détache d'elle. Son cœur s'était mit à battre la chamade, un mélange d'émotions l'envahissaient. La peur d'être démasquée, mais la joie de ce contact si pur et doux. Prise au dépourvue, le satyre remarqua sans mal son trouble.

    -Oui, désolée, ça va, mon esprit était encore perdu dans ta musique.


    Elle lui sourit avec tendresse avant d'étendre son bras pour attraper sa main dans la sienne, lui signifiant qu'il pouvait rester auprès d'elle. Ou plutôt, qu'elle le voulait.

    -Oui ça fait longtemps... C'est... Ça été une période vraiment spéciale.


    Elle pencha doucement la tête sur le côté alors qu'elle espérait que les battements de son cœur ralentirait et qu'elle finirait par se calmer. Les Mangeurs le savaient bien, Erelia n'était pas la reine des menteuses. Mais elle pouvait détourner les soupçons de façon raisonnable.

    -Et toi, ça va ? Tu joues toujours aussi bien !
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◊ ◊ ◊

Le coeur est gonflé d’un mélange de plusieurs sentiments - la joie de retrouver sa fidèle amie, l’inquiétude à l’idée d’être rejeté, et finalement un pincement de soulagement. Les sourcils se défroncent, la mine se fait moins sévère tandis que le sourire renaît contre les lippes rosées de la belle ange ; jamais il ne pourrait se lasser de la regarder. Pas comme il regarde les femmes dont il désire goûter aux baisers, non, mais comme il observerait quelque chose de trop beau pour être véritablement approché. Eden, elle est solaire et pourtant argentée. Dorée dans les fils éclatants qui coulent de chaque côté de son visage, et lunaire au travers de son teint à en faire pâlir les étoiles. Elle a la moue innocente, la mine doucereuse, et pourtant ces deux-là se sont connus au détour de circonstances bien moins vertueuses.

Virkil recul de quelques pas, comme pour se donner un semblant de distance. Son regard glisse sur la petite silhouette qui se tient devant lui, et il l’analyse - sa garde robe semble plus soignée. Ses cheveux, mieux coiffés. En l’étreignant, le satyre n’a pu empêcher ses narines de se chatouiller sur un parfum fleuri, un parfum qui lui rappelle les fragrances des belles de palais - la vie au château lui siérait pourtant étrangement, à la vagabonde. Peut-être parce que Virkil aime trop l’idée de pouvoir garder pour lui la petite blonde.

La main se tend, récupère la sienne. Virkil accueille cette étreinte de phalanges avec enthousiasme, refermant l’embrassade dans une esquisse. Sa paume est chaude contre les siennes, et voilà que le jeune homme apporte sa seconde dextre à la poigne délicate. Le contact est innocent, ça lui change. Après tout, le gamin a plus l’habitude de voir ses mains prisonnières de jambes avares que d’autres, vertueusement caressantes.

« Une période spéciale ?, répète le satyre. J’imagine que oui, en effet… les temps sont agités. Tu dois alors en avoir, des choses à me raconter ! Et ne fais pas la fine bouche, je veux absolument tout savoir. »

Chassez le naturel, et le voilà qui revient à grands sauts. Virkil et les secrets, Virkil et les confidences, c’est tout un rituel, c’est toute une danse. Qu’elle vienne confesser les ennuis de ses jours, les rêves de ses nuits, ses joies comme ses soucis, le satyre se sait de bonne oreille. C’est son travail, c’est sa mission, mais une part de lui ne cessera jamais d’adorer les récits qui se font contre les langues qui se délient. Mais avant toute chose, le jeune homme remarque l’agitation de la belle, et de nouveau, c’est une expression maladroitement inquiète qui élit domicile contre ses traits. Ses pommettes sont rosées, ses mains contre les siennes, légèrement chevrotantes. Que lui vaut tant d’émotions ? Excusez à Virkil d’être si observateur, mais l’insolent est un fin connaisseur des émois ; il en fait son gagne-pain, son grand jeu.

« Tu es certaine que tout va bien, Eden ? Tu m’as l’air bien agitée. »

Il ne connaissait pas l’amie si pourpre, d’habitude. Certainement pas avec lui ; ils avaient abattu suffisamment de barrière établies pour ne plus s’incommoder des gestes de pudeur.
Alors, que lui valait cette humeur ?

« Es-tu à ce point heureuse de me revoir ? J’en suis fort flatté. »

Il taquine, il cherche, il titille - c’est sa manière à lui de dissiper les gravités.
Mais dans un coin de sa caboche légèrement penchée, Virkil ne cesse de douter.

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    Alors qu'il l'observait, la jeune femme leva son regard vers celui du satyre. Il avait l'air si heureux de la voir que ça réchauffait le cœur de la jeune femme. Et en même temps, ça la peinait. Ça la peinait de savoir qu'elle avait retiré un être aimé à quelqu'un. Mais elle n'avait pas eu le choix. Seulement, qui le voyait ainsi, à part elle et les Mangeurs ? Il fallait faire des sacrifices, mais ils étaient bien douloureux. Mais Eden voulait s'accrocher au moindre lien qu'elle pouvait avoir avec les autres, alors elle n'était pas prête à trouver une excuses pour s'enfuir loin de ce satyre. Elle voulait pouvoir profiter des gestes d'affection qu'il voulait lui donner. Et puis, n'était-ce pas la moindre des choses de lui laisser le temps qu'il aurait passé avec la vraie Eden, de lui laisser profiter d'elle comme si elle était la vraie ? La jeune femme sourit en sentant qu'il refermait ses doigts autour des siens. L'excuse de la jeune femme semblait prendre, et l'inconnu lui pria de raconter tout ce qu'elle savait. Heureusement, elle avait déjà une petite idée de la façon dont elle allait tourner les choses. Elle n'allait pas réellement mentir après tout.

    -Je ne sais pas s'il y a vraiment tant de choses que ça à raconter.


    La situation étant assez inattendue pour la jeune femme, elle réfléchissait à toute vitesse pour se sortir de ce moment délicat, et le satyre semblait s'en apercevoir, parce qu'il était légèrement inquiet de son état. Elle lui sourit de nouveau, resserrant sa main dans la sienne pour tenter de le rassurer.

    -Evidemment que je suis heureuse ! Tu m'as manqué. Les choses sont seulement... un peu compliquées.
     


    Elle se mordit légèrement la lèvre, relevant son regard vers le satyre. Il voulait qu'il lui raconte, alors il fallait qu'elle se lance à présent. Après tout, la vie de la jeune Eden avait réellement été chamboulée récemment, et elle peinait à trouver son équilibre, aussi bien physique que psychologique. A être certaine que ce qu'elle faisait était juste et bon.

    -En fait... L'intendant du palais a eu pitié de moi et m'a embauché comme domestique, au palais des astres. Il a l'air vraiment gentil, et je n'aurais plus jamais à faire ce que je faisais aux floraisons nocturnes.


    Un léger frisson de dégoût traversa le corps de la jeune femme en y pensant avant de secouer la tête et finit par relever son regard clair vers celui de l'ami de la vraie Eden.

    -La matrone serait contente, je peux récolter plein de secrets sur les hommes maintenant que je suis au palais !


    L'expression légèrement gênée de la blonde fut rapidement remplacée par un sourire. Elle abandonna quelques secondes la main du jeune homme pour replacer quelques mèches rebelles de sa chevelure. Elle espérait tellement pouvoir le faire sourire et chasser son inquiétude. Il le méritait sûrement.

    -Et toi, comment est-ce que tu vas ? Qu'est-ce que tu fais ?
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◊ ◊ ◊

Eden se confie, et Virkil retrouve le sourire ; il pense la retrouver, sa camarade à peine oubliée. Elle lui parle de sa nouvelle situation, de sa vie au palais, bien que le récit ne demeure bref. Comme il aimerait travailler au château, lui aussi. Pour quelqu’un qui apprécie la beauté des choses, la délicatesse princière du royaume ne peut que toucher sa fibre artistique. Et puis, il y a les secrets. Les murmures qui escaladent les murs, s’accrochent aux fenêtres comme des plantes grimpantes, qui s’agrippent aux briques et envahissent les façades. Les mascarades, les jeux de pouvoir. Tout un univers de confidences à voler, à espionner, à intercepter ; un véritable terrain de jeu pour quelqu’un d’aussi indiscret que le satire. Un sourcil s’arque, alors, tandis que la belle lui confie apprécier la pêche aux ragots. Cela ne le surprend pas. Après tout, les filles de joie ne sont-elles pas destinées à être les réceptacles de tous les désirs inavoués ? Les maîtresses dont le silence s’achète, au moins aussi facilement que le corps, mais dont la discrète demande le prix fort.

Il s’assoit sur le tronc contre lequel il était précédemment installé, l’invitant à en faire de même. Il pose une main amicale sur sa jambe, comme il l’a si souvent fait, pour garder le contact - il n’est pas pudique, Virkil, et ne connaît qu’à peine les prémisses de ces concepts d’espace personnel à ne pas grignoter. Avec Eden, ils sont depuis longtemps dépassé ces barrières.

« Je ne pense pas que la matronne soit si heureuse à l’idée d’avoir perdue l’une de ses fleurs… le jardin doit être bien vide, sans ta présence. »

Compliment qui cachent d’autres choses, révèlent les anciens talents de la blonde dans ses arts de luxure. Insulte pour ceux qui s’indigneraient de l’insinuation peu vertueuse, mais qui sonne comme une flatterie entre les lèvres du rouquin, qui gratifie son amie d’un clin d’oeil taquin.

Et finalement, il se doit bien de répondre à sa question, à son tour. Il fait mine de réfléchir, même si la réponse s’impose à lui immédiatement : rien ne se passe. Il attend. S’ennuie d’attendre, et recommence. Parce qu’il est éternellement insatisfait, éternellement dans l’expectative de quelque chose de grand, de quelque chose de merveilleux. Quelque chose qui n’arrive pas - et qui n’arrivera certainement jamais. Alors, il se perd dans ses jeux, dans ses comédies, dans ses airs de satire liberté et légèrement abruti.
Agonie.

« Je me porte à merveille, dit-il en haussant les épaules. Comme tu le vois, je profite de mon temps libre pour perfectionner mes instruments… et en tester les mélodies. D’ailleurs, m’as-tu entendu jouer ? As-tu apprécié ? Je travaille sur une nouvelle technique de confection… »

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    Un sourire sincère sur le visage, Eden’El, la fausse Eden’El, prit place aux côtés du satyre. Elle n’aurait pas su comment l’expliquer, mais trouver quelqu’un comme lui avait quelque chose de réconfortant. C’est vrai qu’elle lui mentait, qu’elle le trompait, mais n’était-ce pas pour le mieux ? Après tout, il serait sûrement fort malheureux de savoir ce qui était arrivée à son amie, sans raison légitime de surcroît, et elle, elle était heureuse de trouver quelqu’un avec qui se lier. Elle frissonna légèrement quand il posa sa main sur sa cuisse, mais n’en montra rien. Après tout, la vraie Eden’El devait être habituée à ce genre de contact. La vraie Eden’El... Elle avait fait bien plus, tellement plus, et Erelia, elle, elle était totalement novice dans le domaine du contact et de la sensualité. Quelle ironie.
    Une petite moue se dessina sur le visage de la jeune femme alors qu’il la contredisait. Peut-être qu’Eden’El manquait… Après tout, elle était bien mignonne, assez pour faire chavirer le cœur de l’intendant du Palais d’un regard, alors sans doute avait-elle du succès aux Floraisons Nocturnes.

    -Il y a bien d’autres fleurs qui le peuplent, je ne m’inquiète pas trop pour ça.


    A son clin d’oeil, elle sourit. Pourrait-elle un jour seulement rivaliser avec les talents de la jolie blonde ? Elle en doutait, sûrement par le fait qu’elle n’avait pas vraiment pour intention d’accumuler beaucoup d’expériences. Avec qui d’ailleurs ?

    Le sujet dévia sur le satyre lui-même et à sa question, Eden’El acquiesça vigoureusement d’un signe de tête. Evidemment qu’elle avait entendu, c’était même cela qui l’avait attiré. Certains diraient certainement que ça l’avait conduit à sa perte, mais la jeune femme avait encore assez confiance quant à la suite des événements.

    -Oui c’était vraiment beau ! Tu ne voudrais pas jouer pour moi encore ?


    Le sourire de la blonde ne faisait que s'agrandir encore. Elle avait été privée des arts bien trop longtemps dans sa vie, et son coeur était en émoi à chaque occasion qu’elle avait d’entendre de la musique.

    -Parle moi de ta technique, sans doute que je ne comprendrais pas bien mais… Je veux savoir !

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